Contribution pour les journées pour l’arrêt immédiat du crime nucléaire – 4 et 5 Août AVIGNON

http://mcca-ain.org/index.php/rencontres-convergence-antinucleaire-mcca

Rencontres_Convergence_antinucleaire

 

Quelle(s) stratégie(s) les antinucléaires doivent-ils déployer et quelle(s) tactique(s) mettre en œuvre ?

 

- Les stratégies sont nombreuses et déjà existantes (sabotage et/ou éducation populaire)

« L’ennemi » c’est en premier lieu l’homme, en second lieu c’est celui qui opprime et qui ment « qui ment effrontément en affirmant sans broncher : « moi l’État ; je suis le peuple »

Par notre aliénation depuis l’enfance on a beaucoup de mal à remettre en question cette structure même de la société technicienne, alors que ses fondements ne tiennent sur rien, jamais cela n’a été plus visible qu’avec le nucléaire. L’État est le problème car il tourne à l’hégémonie. Quelques-soient les « opératueurs » dans le temps, on voit que « c’est la fonction qui fait l’organe »

L’idée serait de prendre leur propres arguments ou idéologie pour les retourner contre eux-mêmes :

(Cf utiliser la force de l’autre pour la retourner contre lui)

- son Idéologie : « nationalisme volonté de puissance »hégémonie « patriotisme » « honneur » « armée de défense » « raison », scientisme, croire que tout est quantifiable-chiffrable-mesurable , déclaration des droits de l’homme et que dit la Constitution ? Il y a bien une loi qui condamne l’empoisonnement ? La prévarication ? La trahison des principes fondateurs de ce pays ? Les privilèges au pays de son abolition…

« 

« Dans cette ineptie de société de marché, ils se disent comptables de tout ce qu’ils les arrange sauf de ce qu’ils nomment « externalités sociales et environnementales » , leur rappeler que tous les principes qui ont fait ce pays sont trahies , Dans leur langage il s’agit bien de haute trahison. Il faut condamner cette absence de scrupule, cette impunité, ce non sens. » 

Ils invoquent souvent La raison : alors que dans l’imposture et le crime nucléaire, il n’y a strictement rien qui tient debout à tous les niveaux : éthique- moral- humain etc même leur propre dada : la technique la finance la stratégie la politique etc tous leurs arguments peuvent être démontés pièce par pièce.

Autre : lorsque que l’on conçoit quelque chose, le minimum d’honnêteté intellectuelle c’est de prendre en compte la totalité du cycle de l’installation du début jusqu’à sa fin ( premier hic ; ici il n’y a pas de fin (ou plutôt à l’échelle de la demi vie du plutonium), on prend en compte les matières nécessaires depuis leur pillage (par la guerre ou la dictature de la dette ou du développement) et tous les humains et non humains impactés dans leur environnement.

Ils parlent d’« ennemi intérieur »(- http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_ennemi_int__rieur-9782707169150.html

https://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/HALIMI/51015  )

par exemple, mais «  l’ennemi intérieur » c’est l’État nucléaire !

Qui condamne sa propre population, leur propre descendance à la mort ou la mauvaise santé,

Et ils parlent d’« l’Etat de droit » mais c’est un oxymore !

(voir quelques réflexions ici :http://elianguesard.l.e.f.unblog.fr/files/2018/03/buredeqellehumaniteletat.pdf)

 

On va droit vers plus de répression. On en viendra donc à devoir s’expliquer dans des procès longs et coûteux, mais plus » supportables et bénéfiques » si les actes de sabotages ou « délits » sont revendiqués par des collectifs (10 qui font l’action et plus de 100 voir 1000 qui revendiquent le délit...)

On devra dire au représentant de l’État (le procureur) que c’est complètement inadmissible de devoir en passer là pour mettre un problème « d’intérêt général » sur la place publique. Normalement, c’est dans de véritables Assemblées que cela se passe mais tout est factice, et l’accès à la véritable politique est verrouillé.

On devrait aussi rapporter l’histoire de l’origine de l’imposture et du crime nucléaire dans sa vision globale « et son monde » . Comme pour la chimie, ce sont les gains astronomiques des profiteurs de guerre dans l’imposture d’une société de marché  ; les industriels et banquiers qui ont permis cette puissance à l’État hégémonique qui leur est infiniment redevable. Ainsi la chimie et le nucléaire et leur idéologie se sont imposés partout par la ruse et par la force.

Une explication de notre aliénation peut être lue chez Cyrulnik Laborit Tereschenko etc

L’argument santé reste majeur pour sensibiliser le plus grand nombre (même les nucléocrates) car ils sont tous touchés dans leur bulle. Cela permet de « percer la bulle » ; atteints dans leur intimité, c’est malheureusement un passage difficile pour enfin sortir de l’aliénation.

http://elianguesard.unblog.fr/files/2013/10/epidemio2014.pdf

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/04/29/Mise-en-demeure-de-l-ASN-par-une-initiative-du-MAIN-%3A-un-citoyen-r%C3%A9pond-par-lettre-ouverte-au-Pr%C3%A9sident-de-l-ASN

 

 

 

 

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Autres thèmes proposés d'une manière non-développée par les contributeurs-trices

. Comment décrypter la non-implication de la population dans les actions antinucléaires alors que la possibilité d'une catastrophe nucléaire en France avec son cortège d'horreurs et de victimes pour un long terme est connue? Quelles sont les résistances internes, les peurs qui entraînent une paralysie, une sidération même empêchant de défendre la vie de ses proches , de son environnement (Michèle V.M)

 

Commentaire elian guésard sur https://www.bastamag.net/C-est-incroyable-qu-on-n-ait-pas-encore-fondu-un-coeur-de-reacteur-des

 

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Rajout : voir la relation entre colonialisme (par Simone Weil) et le nucléaire 

Les contradictions entre les idéaux de la révolution et les (mé)faits coloniaux et ici les (mé)faits nucléaires

 

Valérie Gérard : Simone Weil . « Contre la colonialisme »

Le mot de l’éditeur ;

Que fait la colonisation aux colonisés, mais aussi aux Etats coloniaux et à leurs citoyens ? Dans ces articles, écrits entre 1936 et 1943, le verdict de Simone Weil est sans appel : la colonisation est un crime qui détruit des peuples, des formes de vie, des manières de penser, et qui se retourne contre les populations des métropoles. Elle est toujours, en même temps, colonisation intérieure et colonisation des esprits. Simone Weil dénonce en particulier les contradictions de la France de la Révolution et de la gauche française sur cette question. Plus généralement, elle fait de la colonisation une cause et un paradigme de la perte du rapport au monde qu'elle appelle déracinement.

Les principes fondamentaux de la République sont-ils contraires au colonialisme ? Quels impacts la colonisation a-t-elle sur un Etat qui se transforme en métropole d'un empire ? Et quels sont ses effets intérieurs ? Dans ces articles, écrits entre 1936 et 1943, le verdict de Simone Weil est sans appel : coloniale, la France opprime des peuples et perd ses principes. La colonisation rend impossible l'amitié entre les peuples (ce qui posera problème, dit-elle, si la France veut de nouveau enrôler les populations des colonies dans une guerre). Ces réflexions sur la colonisation pensée comme déracinement vont la conduire à son oeuvre majeur : "L'Enracinement".

Autres textes:

Simone_Weil_Contre_colonial

SimoneWEILlenracinementSPPiot