Sous-Capitaine Jojo AdOC

12 janvier 2022

Nuclé-ère : supercherie et malédiction du capitalisme industriel ; Le très Grand Crime et ses Soldats

Nuclé-ère : supercherie et malédiction du capitalisme industriel ;

Rappels:

- Le très Grand Crime et ses Soldats https://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/leTresGrandCrime_2_-2.pdf

- Arretons La Machine avant que le ciel radioactif ne nous tombe sur la tête:

ArretonsLaMachine

 

Janvier 2022

Derniers messages reçus de la Coordination

 

1 -    http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2022/01/06/La-Commission-europeenne-veux-integrer-le-nucleaire-comme-energie-verte

Un projet de la Commission européenne tente d'imposer le nucléaire comme "énergie verte"

La Commission Européenne a décidé de ne pas tenir compte des recommandations des experts indépendants qui la conseillaient (1) pour la mise en place de sa « taxonomie verte » (classification encourageant les investissements favorables aux objectifs environnementaux bénéficiant alors d'avantages financiers). Elle vient d’envoyer aux Etats membres, le 31 décembre 2021 peu avant minuit, un projet d’inclusion de l’énergie nucléaire et du gaz dans cette taxonomie (2).

suite sur lien

-2  -  reçu  de ETB http://enfants-tchernobyl-belarus.org/doku.php?id=adhesion_don

__Chers Amies et Amis,

la campagne présidentielle a démarré par anticipation avec un matracage organisé sur le thème « le nucléaire est indispensable ». 
Nous sommes tous réunis par le soutien de nos amis de Belrad dont toute l’activité est consacrée à préserver les enfants des conséquences des retombées radioactives de l’accident survenu il y a plus de 36 ans, et à nous informer, mois après mois, des mesures de la contamination des enfants et des échantillons de nourriture provenant des villages où l’Institut et son réseau de « radiométristes » interviennent.
Nous ne manquons donc pas d’argument pour plaider contre les projets annoncés.
L’ensemble des arguments à opposer aux-dits projets a été balayé par un groupe d'experts internationaux du plus haut niveau - américain, anglais, allemand et français - dans une déclaration rendue publique le 3 janvier 2022.
Vous trouverez le texte original en anglais de cette déclaration et sa traductionen français dans les deux pièces jointes à de message.
Bien à vous,
- 3    http://collectif-adn.fr/2021/JE/taxonomie-verte.html

L'énergie nucléaire ne doit pas être incluse dans la taxonomie européenne

 

- 4   https://basta.media/nucleaire-et-gaz-classes-energies-de-transition-Commission-europeenne-taxonomie-verte

Nucléaire et gaz classés « énergies de transition » : par ici les financements !

 voir aussi Breton membre du réseau Vulcanus:

https://basta.media/Thierry-Breton-audition-Commission-Europe-conflit-interets-PDG-Atos-Macron

 

- 5   http://lebruitduvent.overblog.com/2021/11/relancer-le-nucleaire-c-est-suicidaire-inventaire-des-dangers-negliges.html

Relancer le nucléaire, c'est suicidaire ! (Inventaire des dangers négligés)

 

2018031514541647559Petite

Posté par crasputas à 10:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 octobre 2021

La collusion systémique des organisations internationales chargées de la santé mondiale : le cas de Genève.

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Signez le manifeste https://manifestes-libertes.org/

 

https://anthropo-logiques.org/la-collusion-systemique-des-organisations-internationales-chargees-de-la-sante-mondiale-le-cas-specifique-de-geneve/

 

Posted by Jean-Dominique Michel 25 10 2021

 

C’est un immense honneur pour moi de partager avec les lectrices et lecteurs de ce blog le texte qui suit, généreusement donné à partager par son auteure. Mme Françoise Bloch, socio-anthropologue retraitée du CNRS, est une des meilleures connaisseures de l’univers qu’elle décrit dans son article et des dynamiques putrides qui le régissent hélas. Je ne cacherai pas à ce sujet la tristesse que je ressens à devoir par honnêteté intellectuelle dire du mal d’institutions comme l’OMS ou à un niveau national et local par exemple l’Office fédéral de la santé publique et les Hôpitaux Universitaires de Genève. Ceci pour la bonne et simple raison qu’on y trouve nombre de professionnels intègres et compétents, et que des programmes absolument remarquables y ont été élaborés et mis en œuvre.

Il n’est reste pas moins que ces organisations sont aujourd’hui au cœur des dérives généralisées de corruption systémique, auxquelles elles participent activement. On citera par exemple pour les HUG la méta-analyse frauduleuse Fiolet et al. de l’été dernier, un article malhonnête commandité et supervisé par une soi-disant « star » de la Faculté de médecine, la Pr Caroline Samer, accessoirement grande amie de Karine Lacombe et de Yazdan Yazdanpanah pour ceux qui ont quelque connaissance dans le trombinoscope de la crapulerie en cours. Laquelle, selon le Pr Martin Kulldorff de la Faculté de médecine de Harvard, aura coûté d’innombrables vies mais fort heureusement pour elles engraissé les pharmas qui font danser tout ce petit monde… Grâce donc à cette truanderie, montée en épingle par la presse aux ordres de Big Pharma (comme en Romandie Le Temps, Heidi News et la Revue médical suisse) un ultime clou de cercueil a été fort opportunément planté dans le cercueil des traitements précoces, condition nécessaire à tout ce qui nous a été infligé depuis contre toute science digne de ce nom.

Je connais pareillement des personnes d’une intégrité et d’une qualité rare à l’OMS, proposant des programmes remarquables. Il n’en reste pas moins : l’institution aujourd’hui est un triste exemple paradigmatique des pires scories qui font que, alors que nous croyions vivre en démocratie, nous nous découvrons en réalité ayant basculé dans un totalitarisme mafieux.

Pas besoin de théories abracadabrantesques pour cela : à ce qu’on sache, la corruption généralisée relève bel et bien d’un complot et est donc l’œuvre de comploteurs. L’étiquette de « complotistes » pour nier la réalité du problème et étiqueter dans le même sac infamant les dénonciateurs de ces turpitudes est une réussite de propagande à la hauteur de son naufrage moral, dont ceux qui l’ont servie sur un plateau auront tôt ou tard à rendre des comptes.

La triste réalité est que l’OMS aujourd’hui est prostituée aux marchands du temple et autres sociopathes délirants. Lesquels ont accessoirement trouvé la meilleure couverture qui soit : celle de tout faire et dire ouvertement.

Pour en donner un seul exemple, Bill Gates explique ainsi sans s’en cacher (pourquoi le ferait-il ?!) que l’ingénierie génique est la voie du futur tant pour les plantes que pour les animaux sans oublier bien sûr l’être humain. Et la gauche avec les écologistes de tous poils d’applaudir bruyamment ce programme d’une nature et d’une humanité OGM en louant le généreux philanthrope et se précipitant sur un pseudo-vaccin expérimental qui n’est jamais que sa dernière et dangereuse lubie…

Françoise Bloch connaît bien la maison : elle a fait partie de ces irréductibles alerteurs de conscience qui ont tenu un piquet jour après jour devant le siège de l’OMS (à Genève donc) pour dénoncer les compromissions de l’institution en matière de santé liée à des accidents nucléaires. Car oui, l’OMS, outre de créer des marchés réservés à des intérêts privés, lave plus blanc. Ce en quoi Genève est en effet pour elle un domicile de choix. La compromission des autorités y semble logiquement aussi sans fin que leur manque de scrupules : la GAVI, un bidule aux privilèges gravissimes et servant avant tout les intérêts économiques de M. Gates vient de se voir remettre « amicalement » la cuvée 2020 de la « Vigne des Nations » par l’état genevois. On hésitera à paraphraser Blanche Gardin en adjoignant les politiques aux journalistes…

Or donc, l’auteur nous invite ici dans un magistral tour d’horizon de ces marécages qui, malgré leur puanteur, sont encore décrit par les élites médiatico-politiques comme un jardin de fleurs aux effluves gracieusement philanthropes.

Son texte étant détaillé, j’en reproduis infra le début (résumé et introduction), avec un lien pour que les lecteurs intéressés puissent le télécharger. Sauf à déjà connaître ces réalités, ils y gagneront en intelligence des choses mais pas en réassurance quant à la probité de ceux qui nous conduisent vers l’abîme.

Rappelons pour conclure cette petite introduction que le directeur général de l’OMS est accusé de crimes de guerre, témoignages embarrassants à l’appui. Le lecteur intéressé pourra se reporter à l’analyse toute fraîche de Liliane Held-Khawam sur son blog ô combien recommandable.

  • Le chef de l’OMS a-t-il été un des acteurs-clés qui se seraient livrés à « des meurtres » et auraient autorisé « la détention arbitraire et la torture d’Éthiopiens »? La plainte qui le discrédite. Pour lire l’article : cliquer ici.

Sur son blog tout autant recommandable (Le Courrier des Stratèges), Eric Verhaege, énonce l’intention totalitaire ultime en matière sanitaire.

  • Les dirigeants européens veulent une gouvernance mondiale de la santé. Pour lire l’article : cliquer ici.

Et pour ceusse qui resteraient durs de la feuille ou de la comprenure, la pente des politiques de santé futures voulue par ces bataillons de malfrats est toute tracée -elle évacuera bien sûr au passage les médecins-traitants rendus inutilement coûteux par l’Intelligence Artificielle. Selon le commentaire des Échos, « la santé est le nouvel eldorado des Gafa. Leurs possibilités technologiques sont gigantesques, leur seule limite sera la confiance que les patients et les professionnels leur feront. » On ne saurait mieux dire hélas.

  • Santé : les Gafa désormais à notre chevet. Pour lire l’article : cliquer ici.

Si vous êtes prêts à descendre dans les fange, avec votre anti-moustique, vos anti-parasitaires et votre aspi-venin, la ballade en vaut malgré tout assurément la peine ! Je remercie ici chaleureusement ma consœur François Bloch pour son travail si éclairant et de la possibilité qu’elle m’a accordée de le publier ici.

 

************

COVID 19

La collusion systémique des organisations et institutions internationales chargées de la santé mondiale. Le cas spécifique de Genève.

 

 octobre 2021, par Françoise Bloch, socio-anthropoloque CNRS-Université Lyon 2 retraitée, membre de l’ex-collectif IWHO[1]

 

Avertissement

La « gestion politique » de la crise sanitaire du Covid, consécutive à l’arrivée d’un virus respiratoire,  le SRAS Cov 2, suscite de nombreuses controverses pour la plupart censurées. En effet, la seule mesure médicale envisagée dès le début pour endiguer l’épidémie finalement peu létale sauf pour les personnes âgées et/ou atteintes de co-morbidités[2] fut très vite d’imposer la vaccination alors que des remèdes efficaces et connus depuis longtemps existaient pour  soigner ce virus. Mais il fut interdit aux médecins de les prescrire. Et pour contraindre les citoyens à la vaccination fut tout d’abord manipulée la peur que les medias distillaient en boucle puis furent prises des mesures de plus en plus liberticides dont la dernière en date est  le pass sanitaire, fortement contesté puisqu’il discrimine les non-vaccinéEs en les privant de tout accès à la vie sociale et culturelle, leur interdisant jusqu’à l’accès aux lieux publics. Des scientifiques et des médecins intègres qui contestent les mesures prises sont disqualifiés, attaqués personnellement, traités de « complotistes » et menacés de perdre leur emploi comme les citoyenNes qui ne consentent pas à se faire vacciner.

 Tout ceci m’a bien sûr interpelée – comme d’autres – et a suscité chez moi  la suspicion mais aussi la curiosité  et bien sûr l’envie de comprendre comment une telle « coordination » des autorités politiques, sanitaires et médiatiques mondiales[3] avait bien pu se construire. Ayant participé pendant dix ans à une Vigie devant l’OMS pour y dénoncer sa dissimulation des effets sanitaires des catastrophes nucléaires, j’avais déjà effectué de premières investigations sur la manière dont l’OMS était financée[4]. Assez vite, j’ai eu envie de les prolonger et de les élargir aux autres organisations internationales qui se « soucient » de la santé mondiale.  Loin d’être exhaustif, ce texte que je soumets à votre curiosité voire à vos critiques, se veut une modeste contribution au débat qui, je le souhaite, devrait s’engager[5].

[1]       Ce texte doit beaucoup à de nombreux-ses autres dont Véronique R., Marie Elise H., Véronique G., membres comme je le fus de l’ex-collectif IWHO https://independentwho.org/en/ et aux membres de Changer de Cap https://changerdecap.net/.  Sans nos échanges, leurs contributions et celles de nombreux autres scientifiques, médecins, juristes et citoyenNes, je n’aurais jamais éprouvé le besoin de l’écrire. Toute  ma gratitude va aussi à ceux et celles, citoyenNes du  monde,  qui luttent et investissent leurs capacités et leur énergie pour le bien commun de l’humanité entière. Qu’ils et elles en soient tous et toutes ici remerciéEs.

[2]       Jean Dominique  Michel mars 2020, Covid 19, fin de partie ? https://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

[3]       Laurent Mucchielli, fevrier 2021, Qui construit la doxa du Covid ? https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/210221/qui-construit-la-doxa-du-covid

[4]       Françoise Bloch, 2015, Premières analyses du financement de l’OMS à travers l’analyse de ses bilans financiers sur 10 ans, document interne non publié !

[5]       Ont été mis en gras certains passages particulièrement pertinents et en italiques les citations et extraits de discours.   Les références de liens, ouvrages ou articles seront en notes de bas de page de manière à ne pas alourdir un texte déjà long. Lecteurs ou lectrices pourront s’y référer et y vérifier mes sources comme il se doit.


Résumé :

Plusieurs organisations et institutions internationales chargées de la santé mondiale – l’OMS, la GAVI vaccine alliance, le Global fund, toutes situées à Genève – bien qu’ayant des statuts différents mais toutes un financement public/privé -, affichent comme  priorité l’amélioration de la santé de la population mondiale par les vaccins et « la protection de la mère et de l’enfant » en visant principalement les pays du Sud mais pas que puisque ce sont les politiques de santé publique occidentales qui leur permettent de s’enrichir en décidant de rembourser tel ou tel médicament ou vaccin et pas tel autre ! L’OMS en particulier collabore avec l’OMC et l’OMPI qui se chargent de breveter puis commercialiser ces vaccins et autres médicaments. Or le financement public-privé de ces organisations internationales est très problématique puisque de très riches et « pseudo philanthropes »  et leurs fondations, loin de faire « don » de leurs contributions les ciblent sur des objectifs précis et exercent sur ces organisations comme sur les recherches qu’ils financent,  un pouvoir exorbitant par l’argent. Tout ceci avec la complicité active des autorités politiques et sanitaires suisses et internationales qu’incarnent les grands pays néolibéraux occidentaux – où sont localisés les sièges des plus grandes multinationales dont les pharmas – qui se sont enrichis et continuent à le faire en pillant les ressources  du Tiers Monde et y fomentant des guerres incessantes….dont la plupart des citoyens occidentaux profitent qu’ils en aient conscience ou pas.

L’épidémie de Covid due à un virus, le SRAS Cov 2, dont l’origine n’est pas naturelle – venant d’un pangolin ou tout autre animal du marché de Wuhan – a longuement été conçue et préparée  selon le modèle d’une guerre bioterroriste en même temps qu’étaient prévus les tests PCR pour le détecter, les vaccins pour l’endiguer et la propagande véhiculée par les médias pour les imposer. Les nombreux dépôts de brevets depuis le début des années 2000 le prouvent : juste retour des choses ! Nous démontrons donc qu’il y a eu collusion systémique de toutes les organisations et institutions internationales pour préparer de longue date cette épidémie de Covid. Toutes ces organisations et institutions internationales se sont en effet coordonnées et concertées pour organiser toute la crise dite sanitaire afin d’élargir le marché des vaccins et vaincre les « résistances culturelles» et les « obstacles de genre »  en utilisant tous les moyens, y compris la coercition, pour convaincre de leur efficacité.

Or au vu de tous les scandales et expérimentations vaccinales faites sur l’humain – et en particulier sur les femmes et les enfants – qui ont eu lieu tant dans les pays du Sud que dans ceux du Nord et de nombreux travaux de recherche passés sous silence, peuvent être comprises ces « résistances y compris de genre». Ces travaux démontrent que la vaccination massive des enfants, une erreur médicale du 19ème siècle dans le prolongement des travaux pasteuriens, tous falsifiés, ne résout en rien les maladies qu’elle prétend guérir mais au contraire provoque des effets secondaires dont certains mortifères, un abaissement des défenses immunitaires naturelles et l’augmentation des maladies dégénératives de plus en plus nombreuses. Les « pseudo vaccins contre le Covid » – des thérapies géniques expérimentales mises sur « le marché » avec une autorisation conditionnelle – n’échappent pas à ces constats, compte tenu des effets secondaires et des décès qu’elles provoquent. L’immunité naturelle est bien plus convaincante pour lutter contre des virus que l’efficacité contestée des vaccins.  Mais  par contre, cette crise dite du Covid met en évidence pour ceux et celles qui l’ignoraient,  le degré de corruption dans lequel « ces nouveaux maîtres du monde » entrainent et gangrènent  les institutions – scientifiques, médicales, politiques….et médiatiques- qu’elles financent en prétendant lutter contre les maladies dont….la pauvreté, les inégalités sociales et internationales, la  pollution des sols, de l’air comme la prédation des ressources naturelles sont les causes qu’ils s’emploient à perpétuer .

Toutefois, au-delà de la question de la vaccination, ces « nouveaux maîtres du monde » partagent une idéologie 2.0 que la crise sanitaire leur a permis d’amplifier, un bel effet d’aubaine !  Cette idéologie mêle transhumanisme, »homme augmenté » Intelligence artificielle., génétique, amplification du numérique et de l’informatique, nanotechnologies et  un asséchement des finances publiques vers plus de privatisations,  afin d’exercer un contrôle total sur nos vies pour , disent-ils, notre « plus grand bien » mais surtout pour leur plus grand profit.

Il reste désormais aux citoyenNEs de se mobiliser  pour reprendre le contrôle de leur vie et de leur santé avant que ce qui constitue l’humain disparaisse derrière des écrans et des « béquilles » technologiques ainsi que l’humanité entière sous les effets de la crise climatique, financière, psychologique et sociale.  

*****

La Suisse, principalement connue pour ses montagnes somptueuses et enneigées, sa « neutralité » à géométrie variable et sa stabilité  politique reposant sur le consensus et la démocratie semi-directe et laissant une grande autonomie aux cantons, l’est aussi pour ses banques, « son optimisation fiscale », c’est à dire une fiscalité attrayante  pour les riches et les sièges de multinationales[1] qu’elle a su attirer. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à offrir aux riches le bénéfice  d’avantages fiscaux.

Mais elle l’est aussi pour l’accueil qu’elle offre à des organisations internationales dont la plupart sont domiciliées dans la « ville du bout du lac », c’est à dire à Genève. Celle-ci  tire  sa réputation de ville internationale de la présence du siège de l’ONU et des nombreuses organisations qui y sont « accueillies ». Dépositaire des conventions du même nom, Genève ne porte pas que l’habit « humanitaire » dont elle souhaiterait être revêtue, même si le CICR (comité internationale de la Croix Rouge),  la commission des droits de l’homme et le UNHCR (Haut commissariat aux réfugiés, une agence de l’ONU)  sont aussi situées à Genève. Elle sait toutefois s’accommoder de cet habit, certainement trop grand pour elle, et en tirer bien sûr, quelques avantages. On ne mord pas la main qui vous nourrit.

 

Introduction : de quelques clarifications et éléments de contexte

Trois institutions internationales sises à Genève se trouvent en effet régir la politique de santé mondiale en promouvant la vaccination de la population mondiale au centre de larges controverses[2] actuelles sur la gestion politique et sanitaire du Covid 19 : l’OMS (organisation mondiale de la santé) , la GAVI vaccine allianceet le Global Fund (Fonds Mondial pour la lutte contre la tuberculose, le VIH et le paludisme et tout récemment le Covid)  – toutes situées dans un périmètre proche sur des terrains dévolus aux organisations internationales par le Canton de Genève.

Ces trois institutions, auxquelles il faut ajouter l’OMC (organisation mondiale du commerce) et l’OMPI (organisation mondiale de la propriété intellectuelle) – situées à une encablure des trois autres, n’ont toutefois pas la même « transparence », ont des statuts et « gouvernances » différents.  Toutefois,  elles  interagissent entre elles de manière systémique au point d’ailleurs que leurs cadres dirigeants « naviguent » de l’une à l’autre  comme, entre autres, le Directeur actuel de l’OMS – Tedros Adhanom Ghebreyesus – élu en 2017 à la tête de cette organisation   : il fut en effet membre du CA du Global Fund de 2009 à 2011, et président du conseil de la GAVI vaccine Alliance en 2008-2009 avant d’être élu à la direction de l’OMS.

Outre le fait de prétendre lutter contre les maladies, pour la santé de l’humanité entière grâce à la vaccination , elles ont un point commun, d’avoir un financement public-privé et donc de dépendre depuis une bonne vingtaine d’années  des plus grands pays néolibéraux et de « généreux philanthropes »  privés  dont le très emblématique Bill Gates (et sa fondation FBMG) qui créa, finança et continue à financer la GAVI vaccine Alliance et le Global Fund et est devenu le premier « contributeur volontaire» au budget de l’OMS. Tous ces « généreux philanthropes »privés dont la fortune dépasse celle des états ont un objectif précis depuis une bonne trentaine d’années : imposer des mesures d’austérité à tous les services publics par des politiques dites de « public management », en souhaitant de facto les détruire dans les pays où ils existaient et existent encore. Tout ceci pour les vendre à des multinationales et au secteur privé comme furent déjà vendus nombre de biens publics[3].

 

De généreux philanthropes ? Réglons tout de suite la question.

Comme l’ont déjà très bien montré  Lionel Astruc[4] et Vandana Shiva[5], Bill et Melinda Gates et ses amis, « de riches philanthropes» ne sont pas motivés par leur seule générosité mais «leur avidité prend l’habit de la générosité» car «en donnant, ils prennent» et continuent de s’enrichir en investissant dans de multiples domaines dont les vaccins, les biotechnologies, les semences, la génétique et bien sûr le numérique[6]. Ils en ont fait leur propriété intellectuelle comme tous «ces nouveaux maîtres du monde» qui modèlent le paysage de notre monde hyper-technicisé,  informatisé, numérisé…..et médicalisé c’est à dire tout sauf humain.

Pour la seule année 2020, la fortune des Gates s’est encore «étoffée» de quelques 22 milliards de US$ atteignant provisoirement 124 milliards dont une bonne partie, sinon la totalité, se trouve dans un réseau mondial de paradis fiscaux comme celles des 188 sur 201 plus grandes multinationales. Cette évasion fiscale représente 7,600 milliards de US$ [7], sommes qui échappent aux Etats dont ils pourraient bénéficier pour financer une politique de santé publique….et de prévention.

Si de tout temps, comme l’écrit Didier Minot, « les riches ont toujours légitimé leur situation en faisant preuve de générosité , l’invention de la philanthropie au 18ème siècle s’accompagne d’une pensée tournée vers l’essor de l’économie privée, le progrès par la science et la domination politique de la bourgeoisie. Et aux 19ème et 20ème siècles, chaque fois que les grandes fortunes se sont multipliées sans frein, la philanthropie s’est développée dans un double mouvement de justification des inégalités et de traitement privé de la question sociale »[8], l’essor du financement de la politique de santé mondiale par des « pseudo-philanthropes » et leurs fondations montre toutes ses limites  prédatrices au vu des intérêts privés qu’ils poursuivent à travers des partenariats public/privé.

Car il  aura fallu la crise du Covid pour que soit mis en évidence le niveau massif de conflits d’intérêts  voire de corruption qui gangrènent les différents champs du social – scientifique, médical, médiatique et politique – et les institutions internationales, et que la puissance financière de ces riches provoque et alimente.

 

Disons les choses clairement : ces « pseudo philanthropes », en orientant et influençant les objectifs de ces institutions qu’ils financent,  y exercent tout simplement leur pouvoir par l’argent et y propagent leur idéologie : seul le privé peut résoudre les problèmes de santé mondiale. En même temps qu’ils propagent la corruption de toutes les institutions par ce que l’on nomme pudiquement « des conflits d’intérêts ».

Tout ceci bien sûr n’est en aucun cas du don !

Qu’est ce que le don ?
Une précision s’impose en effet à partir des nombreux travaux de recherche menés autour de la Revue du MAUSS (mouvement anti-utilitariste en sciences sociales) dont ceux que, modestement,  j’ai et nous avons menés pendant une bonne quinzaine d’années sur le don[9].
En effet, le don qui prévalait comme « fait social total [10]» dans les sociétés primitives ou archaïques…. sociétés et civilisations qui ont toutes disparu car exterminées par les colonialistes occidentaux, est, dans nos sociétés en cours de disparition car il est envahi par l’argent, le calcul et l’intérêt. Le don est l’autre de l’économique et du « marché » voire des services publics : il rend inséparables objets et sujets, c’est à dire que la matérialité de ce qui est donné est inséparable de la relation qu’on entretient avec le donataire et dépend de la qualité de cette relation. Le don et sa dynamique concernent les relations intersubjectives et sont de plus en plus limitées aux relations familiales, intergénérationnelles et amicales qui furent justement mises à mal pendant cette crise du Covid !
Toutes choses qu’ignorent le « marché » et ceux qui le servent et s’en enrichissent. Au contraire, ils se complaisent à séparer sujets et objets, à tel point que les « sujets » peuvent devenir des « objets » de plus en plus surnuméraires voire obsolescents comme l’écrivait déjà en 1956 Günther Anders[11]. Le don n’a d’efficience que si le donateur prend en considération l’autre, le donataire, le considérant comme un sujet ayant sa propre subjectivité en tant qu’il est un humain à la fois semblable mais aussi différent.  Le don est donc ouverture à l’altérité.
De surcroît, le don sollicite la mémoire, que le « marché » ignore mais il est toujours pris entre la gratuité et l’emprise : on peut exercer un grand pouvoir sur l’autre en donnant, risque à éviter si on ne veut pas que le donataire s’esquive et refuse la relation en même temps que l’objet ou le service qu’on lui propose. Si de surcroît, on le lui impose, soi-disant pour son bien, ce geste peut provoquer une grande violence comme tout rapport de domination et de pouvoir. Le don réside donc dans l’esprit de celui qui reçoit et non dans celui qui donne. Il n’est en aucun une économie comptable qui a envahi tout le social, services publics compris.
De plus en plus réduit à sa portion congrue, le paradigme du don ne saurait être appliqué à ces « pseudo philanthropes » qui servent leurs intérêts et exercent, par l’argent, leur pouvoir sur les autres quoi qu’ils en prétendent. Ce serait un comble et un trop grand honneur de les affubler du qualificatif « d’altruistes ».
Aussi, nous intéresserons-nous aux « autres », ceux et celles qui sont ditEs « bénéficiaires » des « libéralités » de ces pseudo philanthropes qui prétendent oeuvrer pour leur santé et leur bien-être….en leur imposant ce qu’ils disent être pour leur bien…

 

Au contraire, nous suivrons le circuit de l’argent  et montrerons en quoi l’argent sert à exercer son pouvoir sur les autres.

Si nous centrons notre attention sur Bill Gates et sa fondation qui est loin d’être le seul à pratiquer «l’optimisation fiscale» et à s’enrichir, nous n’avons pas l’intention d’en faire une figure emblématique et encore moins un bouc-émissaire : il n’est que le produit de sa classe sociale et de son idéologie 2.0[12] mais il aime être dans la lumière, contrairement à ceux qui restent dans l’ombre. De surcroît, il a le grand mérite de dire ouvertement ce qu’il fait contrairement à ses très riches complices et obligés qui se taisent mais partagent son idéologie qui les pousse à croire que seules les technologies sauveront le monde y compris de la crise écologique et climatique.

Bill Gates se trouve en effet à l’articulation entre le numérique, l’identification électronique, le brevetage du vivant[13], la génétique et  les politiques de santé mondiale….et au centre du financement des trois organisations que nous allons étudier dont deux furent créées par lui. Dans ce monde des organisations internationales où les paroles sont  rares et feutrées – diplomatie oblige –  Bill Gates tranche par les propos qu’il y tient y compris  publiquement. Nous en citerons donc quelques uns particulièrement éclairants s’agissant de l’objectif qu’il poursuit avec sa fondation et les brevets qu’il détient comme d’autres de ses amis d’ailleurs, à savoir «les nouveaux maîtres du monde hors sol».

 

Éléments de contexte : une « pandémie » préparée de longue date

Contrairement à l’hypothèse propagée au début de cette crise, attribuant l’origine du SRAS Cov 2  à la contamination d’humains par un ou plusieurs animaux vendus sur le marché de Wuhan – version qui aurait été plus «  politiquement correcte » et prise comme hypothèse un peu rapide par M. Monique Robin et Serge Morand[14] –  cette crise sanitaire a  été  minutieusement préparée et de longue date.

Ainsi, la concomitance entre la création de partenariats public/privé depuis une bonne vingtaine d’années qui mettent la priorité en matière de santé mondiale sur la vaccination et la « protection de la mère et l’enfant », l’annonce d’une soudaine épidémie dite «létale» dont la vaccination fut la seule solution préconisée pour l’endiguer et les dépôts de brevets recueillis par M-CAM[15] pendant ce laps de temps, aurait dû attirer notre attention. Cette concomitance met en évidence et résulte d’une concertation et collusion au plus haut niveau des instances sanitaires», économiques et politiques depuis au moins le début des années 2000 comme le démontre, preuves à l’appui, le Dr David Martin à partir des dépôts de brevets [16] :

            « Imaginez comme je suis désappointé d’être assis ici 20 ans plus tard après avoir signalé 20 ans plus tôt qu’un problème se profilait à l’horizon en ce qui concerne le coronavirus. Mais après l’épidémie présumée de 2002-2003 ….il est important que nous comprenions que le coronavirus a un agent pathogène circulant à l’intérieur du modèle viral, celui que nous avons. Il n’est en fait pas nouveau pour l’humanité et il n’est pas nouveau depuis les deux dernières décennies (…). Mais la prétendue épidémie qui a eu lieu en Chine en 2002 jusqu’en 2003[17] a donné lieu à un dossier très problématique en avril 2003 par le Centre pour la prévention des maladies des US [18]…..  En plus de déposer toute la séquence génétique de ce qui est devenu le SRAS – ce qui est une violation de l’article 101 du Code US 35, selon lequel vous ne pouvez pas breveter une substance d’origine naturelle- , ce brevet a  aussi été associé à une série de brevets dérivés. Ce sont des demandes de brevets séparés car elles portaient sur de multiples objets brevetables (…)qui couvraient non seulement la séquence génétique du coronavirus SRAS mais également les moyens de le détecter par RTPCR[19].
                  «si vous possédez à la fois le brevet sur le gène lui-même et le brevet sur sa détection, vous avez    l’avantage de pouvoir contrôler à 100%  non seulement la provenance du virus lui- même mais aussi sa détection. Cela signifie que vous avez un contrôle scientifique total et un contrôle total sur la communication.»

 

En effet, poursuit-il : «  Ce qui est problématique et qui est en fait le problème le plus flagrant c’est qu’Antony Fauci et le NIAID ont trouvé que la maniabilité du coronavirus était un candidat potentiel contre le VIH. Donc le SRAS n’est pas une progression naturelle d’une modification génétique du coronavirus. En fait, en 1999, Antony Fauci a financé des recherches à l’université de Caroline du Nord pour créer, et vous ne pouvez pas vous empêcher de déplorer ce que je m’apprête à lire car cela vient directement d’une demande de brevet déposé le 19 avril 2002 – vous avez bien entendu la date –  2002 – où le NIAID a construit un coronavirus infectieux à réplication défectueuse. (silence). Ils ont été spécifiquement ciblés pour l’épithélium pulmonaire. En d’autres termes, nous avons créé le SRAS et nous l’avons breveté le 19 avril 2002 avant qu’il n’y ait d’épidémie présumée en Asie (….) Et notre préoccupation était que le coronavirus était considéré comme un agent manipulable pour une utilisation potentielle comme vecteur de vaccins mais qu’il était aussi considéré très clairement considéré comme un candidat pour une arme biologique »

«  Peter Daszak[20] a été celui qui a corroboré de « manière indépendante » la théorie chinoise de non fuite du laboratoire de Wuhan car il n’y a pas eu fuite d’un laboratoire, il s’agissait d’une bio-militarisation intentionnelle de protéïnes de pointe à injecter aux gens en les rendant dépendants d’un vaccin coronavirus.». A la question : il n’y a rien de nouveau dans tout cela ? Il répond «  non, Rien. Zéro. 73 brevets sur tout ce qui est cliniquement nouveau, 73 tous délivrés avant 2019 »

«Ma citation préférée de cette pandémie est une déclaration faite en 2015 par Peter Daszak, rapportée dans la presse des académies nationales le 12 février 2016,  je cite « Nous devons faire mieux comprendre au public la nécessité des contre-mesures médicales comme un vaccin contre TOUS les coronavirus. Le moteur clef est le système médiatique et l’économie suivra le battage    médiatique. Nous devons utiliser ce battage à notre avantage pour aborder les vrais problèmes. Les investisseurs réagiront s’ils voient des bénéfices à la fin du processus».

Ce que confirme Monika Karbowska[21] dans un très long texte : cette « pandémie » a été construite sur le même modèle qu’une guerre bio- terroriste après les attentats des Twin Towers de NYC  par le Le Global Health Security Initiative (Initiative Globale pour une Sécurité Sanitaire) crée en novembre 2001 afin de justifier une intervention militaire en Irak :

                  « Le Global Health Security Initiative est un think tank dirigé par les Etats Unis basé au Canada où il a été chargé d’organiser les «epidemic responses» – soit une gestion de l’épidémie qui serait consécutive à une possible attaque terroriste à l’anthrax. Il inclut les Etats d’Europe comme l’Allemagne, la France et l’Italie, puis le Japon, le Mexique ainsi que l’OMS déjà dans les mains du financeur Bill Gates. Dès 2002 cependant le programme de cette entité, en dehors de toute légalité démocratique, ne prévoit pas une politique coordonnée des ministres de la défense pour riposter à une guerre, mais des réunions régulières des ministres de la santé pour gérer une «pandémie mondiale» d’origine naturelle, le terme de pandémie étant traduit de l’anglais où il signifie « épidémie ».

Le «storytelling» et les «éléments de langage» – y compris « nous sommes en guerre »-, utilisés durant la crise du Covid n’en seraient, selon elle, que le prolongement. Ce modèle «d’épidémie grippale comme guerre bioterroriste»  comportait tous les détails que nous avons connus pendant la crise du Covid : «prohibition de toute vie sociale, fermeture des écoles et des universités, suppressions des événements culturels, des activités associatives et politiques, des loisirs et des sports ». Y furent juste ajoutées la suppression de tous les contacts intra-familiaux  et la maltraitance des enfants mais plus largement de toute la population : interdiction de voir ses proches et de leur porter secours, voire même de les accompagner en fin de vie, aux petits-enfants de voir leurs grands parents, etc.  pour  faire croire en un danger imminent menaçant la vie de chacunE et instrumentalisant la peur de la mort par des images que les médias ont propagées en boucle. L’effet d’hypnose que provoquent les écrans a fait le reste en mobilisant les émotions et en réduisant la capacité de penser et d’agir par soi-même….pour beaucoup mais pas pour tous et toutes qui ont saisi très vite les incohérences disruptives.[22]

Inutile toutefois de  faire appel à une théorie du complot mais de comprendre qu’il y a eu concertation, coordination et collusion au plus haut niveau depuis le début des années 2000 concernant la venue d’une pseudo « pandémie ». Celle-ci  justifiait bien sûr des mesures radicales dont la mise sur le marché de vaccins expérimentaux soi-disant produits dans l’urgence pour l’endiguer. Ils étaient de facto déjà étudiés depuis des années : « Tous les brevets concernant le SRAS Cov 2 et les «vaccins» se sont échelonnés sur 20 ans (…) Le premier vaccin contre le coronavirus était recherché par Pfizer. L’application contre le coronavirus était précisément cette protéine de pointe. Donc la même chose que prétendument nous nous sommes précipités à inventer. La première demande a été déposée le 28 janvier 2000, il y a 21 ans !» nous précise David Martin.[23] Et les tests PCR pour détecter les personnes atteintes du virus, y compris asymptomatiques, étaient vendus à Wuhan plusieurs mois avant l’arrivée du virus [24].

La collaboration de l’OMPI et de l’OMC, aussi situées à Genève,  est instituée afin que les brevets  garantissent aux investisseurs privés ou institutionnels (comme les fonds de pension et autres Black Rock[25] et Vanguard[26]) la fiabilité de leurs placements.

Tout ce que nous vivons actuellement avec le Covid 19 et la priorité donnée aux vaccins plutôt qu’aux médicaments qui traitent étaient prévus depuis 20 ans et longuement mûri comme le confirme aussi  Monika Karbowska [27]!

Si toutes les organisations internationales que nous allons étudier affichent comme objectif commun « de lutter pour la santé mondiale et pour le bien être de l’humanité » (sic) grâce aux vaccins, le fait qu’elles soient financées par de riches contributeurs privés pose de très gros problèmes qui apparaissent massivement actuellement. Car, en y réfléchissant bien et en nous positionnant selon leur point de vue : quel intérêt auraient les grandes entreprises pharmaceutiques et autres multinationales de la santé à nous maintenir en bonne santé ? Bien au contraire, elles s’enrichissent sur nos maladies quand elles ne les provoquent pas. Aussi, allons-nous suivre le circuit de l’argent pour mieux comprendre qui finance ces organisations internationales en poursuivant nos investigations de 2015, ce que tout journaliste d’investigation aurait pu faire…..

 

[1]       Bien entendu, seuls les sièges de ces multinationales sont courtisés par les capitales européennes ou occidentales….leurs usines sont localisées ailleurs, dans les pays où la main d’oeuvre est corvéable à merci et les droits sociaux inexistants.

[2]       Ces controverses, courantes dans le milieu scientifique, mais aussi dans les débats politiques  ont été étouffées durant toute la durée de la crise du Covid, et leurs auteurs disqualifiés et traités de « complotistes » ou de propagateurs de fake news.

[3]       Laurent Mauduit, 2020, Prédations. Histoire des privatisations des biens publics, La Découverte

[4]       Lional Astruc, 2019, La fausse générosité de la fondation Bill et Melinda Gates, Actes Sud

postface de Vandana Shiva

[5]       Vandana Shiva avec Kartikey Shiva, 2019, 1 % Reprendre le pouvoir face à la toute puissance des riches, , Ed. L’échiquier. Titre original : 2018, Oweness v/s the 1 %. Shattering Illusions, Seeding Freedom, Women Unlimited

[6]       Bill Gates fut le créateur de Microsoft dans les années 80 en s’appropriant  les logiciels libres, devenus sa propriété intellectuelle et en bénéficiant d’allégements fiscaux aux USA mais, durant la « crise du Covid », il a aussi acquis des actions chez Apple et Amazon.

[7]       Une économie au profit des 1 %, Oxfam International, 18 janvier 2016, cité par Vandana Shiva, op. p.149 et suiv.

[8]       Didier Minot, 2019, A quoi sert la philanthropie ? Richesse privée, action publique ou mobilisation citoyenne, Ed. Charles Léopold Mayer

[9]       Parmi les nombreux ouvrages sur le don : Donner, recevoir et rendre. L’autre paradigme,  La Revue du MAUSS,1991, n°11, La Découverte, Ce que donner veut dire. Don et intérêt, 1993, La Découverte

  1. Bloch, M. Buisson, 1994, La circulation du don entre générations ou comment reçoit-on ? Communications, 59

[10]     Marcel Mauss, 1ère parution 1925, L’essai sur le don,  l’ouvrage le plus commenté de la littérature anthropologique  fut publié pendant la 1ère mondialisation pour contrer les visions économicistes dont Levi-Strauss le lisant 50 ans plus tard en souligna l’importance.

[11]     Günther Anders, 1959, L’obsolescence de l’homme : sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle, 2 tomes. Payot. Nous en sommes désormais à la 3ème révolution industrielle et l’avenir de l’homme risque bien d’être pire si nous n’y prenons garde.

[12]     L’idéologie et l’homme 2.0 (ou homme augmenté) font appel à toute une série de nouvelles technologies dont l’IA, la génétique, le numérique et participent du courant transhumaniste dont le lecteur intéressé pourra trouver des références sur le web.

[13]     Brevetage du vivant contraire aux accords d’Oviedo et au code de Nuremberg.

[14]     Marie-Monique Robin, avec la collaboration de Serge Morand, 2021, La fabrique des pandémies, La Découverte.

Ce qui ne veut nullement dire que leur livre n’est pas important mais d’avoir envisagé , comme seule hypothèse, l’ origine animale des pandémies a limité leur champ d’investigation. Les humains sont bien plus pervers encore….

[15]     M-CAM, est une société internationale de souscription et d’analyse d’actifs incorporels couvrant des travaux dans le financement de l’innovation, le commerce et le financement des actifs incorporels. Elle a été fondée par le Dr David Martin qui en est le président depuis 1998. Elle a comme objectif d’analyser les brevets et leur financement  https://www.m-cam.com/about-us/

[16]     Entretien effectué par Reiner Fuellmich et son équipe allemande qui font un travail remarquable. Qu’ils en soient eux aussi remerciés : Pandemic Fraud https://infovf.com/video/reiner-fuellmish-pandemic-fraud-version-integrale-1h20–9908.html?

[17]     Il s’agit ici de l’épidémie  de syndrome respiratoire aigu sévère, une maladie émergente causée par le coronavirus SARS-CoV, ayant commencé en novembre 2002 à Foshan en Chine. Plus de 8 000 personnes sont infectées et 774 personnes en sont décédées dans le monde. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pid%C3%A9mie_de_SRAS_de_2002-2004

[18]     Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a un financement public-privé https://www.hhs.gov/sites/default/files/fy-2019-hhs-agency-financial-report.pdf. Il est dirigé depuis 1984 par Antony Fauci qui  est aussi directeur du NIAID , l’équivalent du ministère de la santé français.

[19]     Les tests RTPCR de Drosten furent utilisés pendant la crise sanitaire, amplifiant de manière démesurée le sentiment de peur véhiculée par les médias,  les gouvernements et les instances sanitaires et ont fait de personnes sans symptôme des malades potentiels à isoler.

[20]                 Peter Daszak est un zoologue britannique et un expert en écologie des maladies, et notamment en zoonoses…mais aussi à la tête d’une ONG EcoHealthAlliance qui, avec des financements fédéraux US a collaboré à l’Institut de virologie de Wuhan.

[21]     Monika Karbowska, membre du comité de soutien à Julian Assange,  « Comment en 20 ans « la pandémie grippale » a été préparée comme une guerre bioterroriste », wikijustice-contre-la-dictature-sanitaire.com/index.php/2021/05/31/comment-en-20-ans-la-pandemie-grippale-covid-a-ete-preparee-comme-une-guerre-bioterroriste/

[22]     Effet d’hypnose très bien décrit par Peter Entell, 2003, The Tube, documentaire de la RTS et par Dany Robert Dufour, 2003, L’art de réduire les têtes. Sur la nouvelle     servitude de l’homme libéré à l’ère du capitalisme total, Denoël.

[23]     o.c.

[24]              PCR Sales Soared in Wuhan Before 1st Official COVID Cases Publicized https://principia-scientific.com/pcr-sales-soared-in-wuhan-before-1st-official-covid-cases-publicized/

[25]     BlackRock est une société multinationale américaine spécialisée dans la gestion d’actifs, dont le siège social est situé à New York. Fondée en 1988, elle est devenue le plus important gestionnaire d’actifs au monde, avec près de 7 800 milliards de dollars d’encours en octobre 2020. Wikipédia

[26]     The Vanguard Group est une société américaine de fonds d’investissement. Le groupe est basé à Malvern en Pennsylvanie et offre différents types de placements et autres produits financiers pour des individus, des sociétés ou des investisseurs institutionnels. Wikipédia

[27]     op. c.

 

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Autres travaux de la même autrice sur

- la télaid et l'effet Alpha: Patrick_Le_Lay_et_le_cerveau_disponible_2004

- Le don 

Marché redistribution don Marche___redistibution__don_juin_09

https://www.persee.fr/doc/comm_0588-8018_1994_num_59_1_1892

 

 

- pourquoi l'indifférence aux risques nucléaire pourquoi_l_indiffe_rence_aux_risques_du_nucle_aire_version_finale_2

- l'enfant

https://www.erudit.org/fr/revues/riac/1992-n28-riac02152/1033800ar.pdf

https://www.persee.fr/doc/caf_1149-1590_1999_num_57_1_1859

 

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 Voir aussi l'avis d'Annie: ATM_Coronavirus

 

 

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03 octobre 2021

Parmi ceux du type exemplaire de l'homme; aujourd'hui Pr Michel Fernex

trio

Groupe

2008

2008

2007

ginevra_27_giugno_1

marche_vers_OMS

Le Professeur Michex Fernex est parti rejoindre Solange Fernex l'insoumise

Elle vivait encore à travers lui. Maintenant qu’il l’a rejoint, à nous de perpétuer leur mémoire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Fernex

Membre de IPPNW Suisse https://www.ippnw.ch/, il faisait parti des initiateurs de la manifestation qui dura 10 ans devant l'OMS, là où il avait travaillé http://independentwho.org/fr/

En dessous la réponse du Pr Michel Fernex lorsque qu’il a pris connaissance d’un « brouillon » d’enquête épidémiologique dès 2009 (http://elianguesard.l.e.f.unblog.fr/files/2013/04/enqueteepidemiopopulaire.pdf)

------------ Mail du 16 2 2009:

« C’est intéressant.

L’étude des cancers autour des centrales atomiques allemandes a durée 4 ans avec une grosse équipe.

Ils ont analysé et localisé 5000 cancers ou leucémies

Ils ont fait appel à de très bon statisticiens.

Ce travail vient confirmer les précédents en Allemagne, Amérique, Royaume uni.

Jean-François Viel a risqué une étude sur les cancers autour des usines ARFECA. Il a montré l’augmentation des leucémies de l’enfant puis il a perdu sa carrière et refuse de parler de rayonnements ionisants: Il a deux enfants.

Si on veut casser une carrière en France, le bon système c’est de faire une bonne étude sur cancer et rayonnements ionisants.

Il faut avoir des revenus personnels. Ce n’est jamais drôle mais triste.

Je n’ai plus de carrière à perdre, retraité, 80 ans. Alors j’ose parfois parler. »

 

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Message de vigies devant devant l’OMS www.independentwho.org

 

On s’est vu à Colmar, Vienne, et devant l’OMS etc son calme était toujours surprenant.

j'ai appris la nouvelle à la manif du Bugey ce jour http://iwou.over-blog.com/2021/10/le-professeur-michel-fernex-est-parti-rejoindre-solange-fernex-l-insoumise.html

 

C'est parce qu'il avait décrit l'AIEA à Vienne en Autriche comme d'un "Bunker" que j'y suis allé voir une première fois et grâce à Monika Von Meiden qui m'avait donné une adresse d'hébergement. Nous sommes revenus lors de la manifestation des 50ans de collusion entre l’AIEA et l’OMS organisé par les groupes locaux dont Heinz Stockinger

28 Mai 2009. 50 ans de l'accord OMS-AIEA à Vienne:

Unhappy birthday to you

Nous voulions faire quelque chose en commun avec les Autrichiens pour les 50 ans de l'accord OMS-AIEA.

Et Heinz Stockinger, responsable de l’association Plage Salzburg et grand organisateur, s’est investi pleinement dans ce projet, si bien que nous avons suivi le mouvement.

 

Voici un résumé du programme :

 

  1. Michel Fernex était déjà à Salzbourg dès samedi 23 mai., Il a rencontré les médias et fait une conférence devant les médecins. Un article a paru le 27 mai dans le journal : « Narichten Salzburg »

 

  1. Résumé de l'action sur Vienne

  2.  

Le 28 mai à 12h30 était prévu une entrevue avec le Ministre de la Santé autrichien Alois Stoeger par l'entremise du Député Johann Maier (SPO)*

Au départ, Il était prévu de faire une manifestation devant le Ministère de la Santé, finalement le lieu retenu a été la place St Joseph, car ce même jour avait lieu à cet endroit une commémoration de l'anniversaire de la chute du mur de Berlin ( 1989-2009). Il y aura donc du beau linge, des touristes, et des militaires aussi sont de sortie.

*Plusieurs Ongs ont participé sur Vienne à l'organisation du rassemblement dont une association en majorité composée de femmes : Wiener Plattform « Atomkraftfrei Zukunft » , d'autres associations sur Vienne étaient présentes dont l'association PLAGE-Salsbourg de Heinz, OMEGA ( Öst. MedizinerInnen gegen Gewalt und Atomgefahren: Association des Médecins autrichiens pour la prévention de la guerre nucléaire) et AGU (médecins pour un environnement sain).

 

Hébergés chez Johanna toute la semaine, nous avons pu faire connaissance avec cette organisation : Atomkraftfreie Zukunft qui fait partie de Wiener Plattform .Celles-ci ont aussi organisé une commémoration le 26 avril avec des poussettes contenant des photos des enfants de Tchernobyl. Ces femmes menées par Maria tiennent un stand tous les mercredi de 11 h à 16h à une station de tram « Schottenring Universität » depuis 23 ans ! . Les ayant accompagnées ce mercredi, nous avons pu constater que les Viennois sont très réceptifs à la lutte de Maria et ces femmes, les gens s'arrêtent discutent et signent volontiers les pétitions « Raus aus Euratom », « Stopp AKW Mochovce » etc... la plus proche des centrales vieillissantes ne se trouve qu'à 150km de Vienne.

 

 

Nous avions envisagé de faire une vigie symbolique devant l'AIEA, mais cela n'était pas judicieux en comparaison de tout le programme que Heinz avait réussi à mettre sur pied. Jusqu'au bout il aura eu du fil à retordre ; deux jours avant la manifestation, les belles banderoles en allemand et en anglais, confectionnées chez un graphiste, ont malencontreusement disparues. Mais le graphiste a réussi à en refaire une (celle en anglais en une journée). Les plus paranos d'entre nous y aurons vu la main invisible non pas de ce plaisantin d'Adam Smith mais celle du lobby atomique. Toujours est -il que tout le monde était fidèle au rendez-vous de 8h à 13h, nous étions une quinzaine, avec une grande banderole et un très bon scénario de Heinz symbolisant de manière spectaculaire l'assujettissement de l'OMS à l'AIEA. Dans un emplacement très fréquenté au centre ville (Josef Platz est près d'Hofburg). Nombreux sont ceux qui ont été interpellés durant cette démonstration.

Au pied de la grande banderole plantée sur le trottoir d'en face de la place (bien encadré par la police) le groupe a été scindé en deux ; les « WHO » portaient une blouse blanche et une pancarte WHO autour du cou, ils étaient à genoux, Les vrais médecins (Michel Fernex et les Autrichiens avaient en plus les mains liées (donc en situation d'humiliation suffisamment claire). Et debout derrière chacun d'entre- eux se trouvait un vis à vis portant un panneau « AIEA » et qui leur portait la main à la bouche pour les empêcher de parler. (Alles Klar, Crystal Clear !) Si les journalistes ont quelque peu (comme d'habitude ) boudé la manifestation et la conférence de presse à Hermanns Strandbar , les militants ont largement photographié la scène et sauront sûrement la diffuser à qui de droit...

 

A 10H30, Véronique a assisté à la conférence de Presse qui était prévue à Urana avec 4 médecins et Heinz Stockinger.

Un dossier de presse élaboré par Heinz contenant notamment la pétition du collectif independentwho, l'article du Monde diplomatique en allemand d'Alison et Véronique a glissé le tract grand public en anglais de la vigie, le script en allemand du film « Controverses nucléaires »

 

 

Et c'est parce que j'avais lu le livre "Solange Fernex l'insoumise" avant et ensuite j’ai lu le livre « Evrard et Marguerite » prêté à la vigie par Guy Chatelan.

 

 

Article agoravox https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-sentinelles-133487

samedi 6 avril 2013

Solennelles sentinelles

 

J'ai accroché à ce rôle de vigie, www.independentwho.org il y a 5 ans, c'est en voyant la photo de trois hommes d'un âge certain (ou d'un certain âge) dans un article de la revue « sortir du Nucléaire ». Parmi les trois noms de ces personnes (Fernex, Tchertkoff, Busby dont j'allais savoir plus tard que représentaient ces hommes) je reconnu celui que j'avais déjà vu dans un bouquin intitulé « Solange Fernex l'insoumise ». Cette femme remarquable était décédée un an auparavant. Il m'a semblé que cet homme poursuivait le chemin tracé par la mémoire de son épouse. Ils étaient tout prêts de mon travail et portaient une pancarte autour du cou, leur regard dirigé vers le bâtiment de l'OMS.

Je me suis dit que si ces hommes là portaient une pancarte comme cela, avec cet air solennel, c'est qu'il y avait sûrement quelque chose de très fort qui les poussait. J'ai voulu faire comme eux, on appelle cela le mimétisme.

Depuis, il y a beaucoup de choses qui se sont produites. Avec beaucoup de rencontres et de lectures, dans des luttes disparates , j'ai essayé de comprendre pourquoi on en arrivait là ; à cette situation générale ubuesque et dramatique. Beaucoup de choses se recoupent, à force de chercher on fini par trouver l'axe , « la voie ».

On commence par le premier :

À Fukushima, les leçons de Tchernobyl sont ignorées

2 - août - 2012 par Michel Fernex (Suisse) Professeur émérite de la Faculté de Médecine de Bâle, ex-consultant de l’OMS.

suite sur lien

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 2009

 Vienne

Grande2009

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https://theworldnews.net/fr-news/disparition-le-dr-michel-fernex-naturaliste-et-militant-antinucleaire

Disparition. Le Dr Michel Fernex, naturaliste et militant antinucléaire

Né en 1929 à Genève, Michel Fernex était professeur émérite de la faculté de médecine de Bâle. En 1957, il épouse la Strasbourgeoise Solange de Turckheim avec laquelle il passera douze ans au Sénégal puis en Tanzanie, exerçant sa spécialité, la médecine tropicale. Il sera d’ailleurs membre du comité directeur de recherche pour les maladies tropicales à l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Après le retour du couple à Biederthal, dans le Jura alsacien, son épouse Solange (décédée en 2006) deviendra l’une des figures de proue du mouvement écologiste naissant en Alsace et en France. Le couple aura quatre enfants, Etienne, Antoine, Jean et Marie.
Un couple précurseur du mouvement écologiste en Alsace

Comme son épouse, Michel Fernex est très sensible à la cause environnementale. Naturaliste reconnu, notamment en matière d’ornithologie, il est aussi un militant antinucléaire de la première heure. En 2001, avec Solange et le physicien biélorusse Vassili Nesterenko, il est l’un des membres fondateurs de l’association Enfants Tchernobyl Belarus, qu’il présidera par la suite. Spécialiste des effets de la radioactivité sur la santé, il n’aura de cesse d’alerter l’opinion publique et les institutions sur les conséquences des accidents nucléaires, notamment l’influence du césium 137 sur diverses pathologies.

Membre de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire, il est également très actif dans la campagne pour l’indépendance de l’OMS vis-à-vis de l’Agence internationale de l’énergie atomique à partir de 2006.

En 2012, à 83 ans, il reprendra son bâton de pèlerin, se rendant à Fukushima à la rencontre des populations touchées par l’accident nucléaire, déplorant alors que « les leçons de Tchernobyl [eurent été] ignorées ».

 

Recueil complet

Les Fernex pour l'humanité  :   Les_Fernex_pour_l_humanit_

 

 

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26 septembre 2021

Paysâme 2021 ; soit nous nous révoltons, soit nous mourrons: en tant qu'humanité sensible

bleplateauA

 

grainePaysanA

Le casse du siècle

https://www.lalignedhorizon.net/pdf/silvia_perez_vitoria/technologie-technocratie-resistances%20paysannes.pdf

 

Extrait p49: "Sur le plan sanitaire. Les problèmes de santé sont également innom-
brables : listeria, salmonellose, intoxications chimiques, cancers, mala-
dies neuro-végétatives, baisse de la fertilité masculine... L’explosion,
ces dernières années, d’affections chroniques comme le diabète ou les
maladies cardio-vasculaires, est en grande partie due à une alimentation
produite industriellement 5 . Il est probable que la déforestation massive,
la destruction des habitats d’espèces sauvages, les concentrations sans
précédent d’animaux dans les élevages industriels, les déséquilibres créés
dans les écosystèmes soient à l’origine de la multiplication des zoono-
ses et de virus issus du monde animal (sida, ESB, Ebola, SRAS, H1N1,
Covid-19...). La combinaison des problèmes de santé des populations des
pays industrialisés et des agressions contre les milieux naturels s’est révélée
particulièrement mortifère lors de la pandémie de Covid-19. Dernièrement,
les multinationales de l’agrochimie et de la pharmacie ont multiplié les
fusions et les alliances à l’exemple du rachat de Monsanto par Bayer.
Autant contrôler l’ensemble de la chaîne : de l’origine de la maladie à sa
guérison. Si finalement un vaccin contre la Covid-19 est trouvé, ce sera le
« casse » du siècle !"

 

 

Paysan class Actua

Septembre 2021

https://viacampesina.org/fr/il-ny-a-pas-davenir-sans-souverainete-alimentaire-le-temps-est-venu-de-changer/

 

https://reporterre.net/Nous-paysans-refusons-la-colonisation-de-l-ONU-par-l-agrobusiness

 

https://viacampesina.org/fr/le-sommet-des-nations-unies-sur-les-systemes-alimentaires-est-detestable-et-represente-une-menace-pour-la-souverainete-alimentaire-des-peuples/

 

https://reporterre.net/Derriere-la-catastrophe-d-AZF-la-surconsommation-d-engrais-azotes-en-France

 

https://www.bastamag.net/modele-agricole-reprendre-la-terre-aux-machines-agriculture-bio-pesticides-algues-vertes

 

Août 2021

https://www.latelierpaysan.org/Publications

 

Reprendre la terre aux machines

textes introduction sur https://www.terrestres.org/2021/07/29/reprendre-la-terre-aux-machines-manifeste-de-la-cooperative-latelier-paysan/

 

 

Mars 2021

Nuclé-ère Message des agriculteurs japonais aux autres agriculteurs occidentalisés

Reçu de la coordination sur https://nosvoisinslointains311.home.blog/
Veuillez trouver ci-dessous le lien à la vidéo d’archive du webinaire « Agriculteurs dans l’accident nucléaire », débat post-projection du film Mon troupeau irradié: témoignages d’éleveurs de vaches de Fukushima.
https://youtu.be/uP6J-iZWJHM


Merci par avance de la diffuser autour de vous!

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Mars 2021

https://sniadecki.wordpress.com/2021/03/14/inde-sharma/

 

Février 2021

https://sniadecki.wordpress.com/2021/02/17/hors-normes-familial/

 

Janvier 2021

https://www.revolutionpermanente.fr/Inde-Des-centaines-de-milliers-de-paysans-s-affrontent-aux-forces-de-securite-a-New-Delhi

 

Décembre 2020

L'arbre et le religieux, comme pour les "effrondristes", ce besoin d'esprit et de beauté quand la matière disparait, le berger désabusé par l'industrialisation de l'agriculture et du reste, peut aider à retrouver la conscience face à la toute puissance de la science. Dieu Money seul le sait...https://www.la-croix.com/Culture/Edouard-Cortes-Je-suis-revenu-vie-force-arbres-2020-12-21-1201131310

 

Octobre 2020

https://reporterre.net/Enquete-sur-les-dangers-sanitaires-causes-par-la-viande-industrielle

 

https://www.grain.org/fr/article/6540-les-barbares-a-la-porte-de-la-ferme-le-capital-investissement-a-l-assaut-de-l-agriculture

 

Les barbares à la porte de la ferme : le capital-investissement à l'assaut de l’agriculture

Septembre 2020

https://www.grain.org/fr/article/6526-accaparements-de-terres-a-main-armee-des-milliers-de-familles-sont-violemment-expulsees-de-leurs-fermes-en-ouganda

 

Accaparements de terres à main armée : Des milliers de familles sont violemment expulsées de leurs fermes en Ouganda

 

DANS L’ENFER DES TRAVAILLEUR.SES AGRICOLES : https://www.youtube.com/watch?v=RYTrmFFvlK4

https://www.legrandsoir.info/bresil-les-luttes-paysannes-et-l-utopie-possible.html

 

https://reporterre.net/Les-retenues-d-eau-aggravent-la-secheresse-et-la-vulnerabilite-de-l-agriculture

 

https://reporterre.net/La-detresse-paysanne-dans-un-monde-agricole-qui-degringole

 

Paysannes
http://www.lesmutins.org/paysannes

 

Une réflexion à haute voix sur la vie, sur la campagne, sur le présent.

Trois générations de paysannes du Larzac (1900-1980) racontent ce qui tissent leurs jours et parlent sans détour du mariage, de la famille, de la sexualité, de la religion, de l’éducation, de la guerre, du travail, de l’argent et de toutes les idées nouvelles apparues avec la lutte contre l’extension d’un camp militaire. C’est vivant, concret, chaleureux et c’est dit avec toute la beauté d’une langue que l’on voit évoluer des plus âgées aux plus jeunes.

Juin 2020

Soutien Michel Éleveur

Bonjour, Nous avons eu l'occasion de vous informer régulièrement de la situation de Michel, éleveur de vaches et de brebis, qui subit un harcèlement administratif depuis 2014 et qui a été condamné en novembre dernier à une lourde peine : 12 900 € et 8 ans de prison avec sursis. Cette condamnation accablante vient s'ajouter à une situation financière fragile. Le groupe local a donc décidé de lancer une caisse de soutien pour l'aider à poursuivre son activité au delà de cette période difficile. Michel était venu témoigner de sa situation lors des premières rencontres du collectif à Cenves. Comme dans beaucoup d'autres affaires, les acteurs principaux de son calvaire sont la MSA, la DDPP, l'OABA et un vétérinaire véreux. Sa combativité n'a pas pu empêcher la saisie de ses animaux en 2017 et son procès a été une véritable parodie de justice comme on pouvait s'y attendre. Vous trouverez en pièce jointe le récit complet son histoire. Les similitudes avec les autres cas d'éleveurs et d'éleveuses mal-traité.es ne font que renforcer notre critique de l'agriculture administrée et de ses normes. L'association des petites gens collecte les dons à l'adresse suivante : Les Petites Gens le bourg 71520 Germolles-sur-Grosne Merci pour lui.

-- Collectif d'agriculteurs et d'agricultrices contre les normes

 

fichier pdf Michel - eleveur malgre tout

 

Février 2020

https://www.lalignedhorizon.net/pdf/silvia_perez_vitoria/technologie-technocratie-resistances%20paysannes.pdf

 

Extrait p49: "Sur le plan sanitaire. Les problèmes de santé sont également innom-
brables : listeria, salmonellose, intoxications chimiques, cancers, mala-
dies neuro-végétatives, baisse de la fertilité masculine... L’explosion,
ces dernières années, d’affections chroniques comme le diabète ou les
maladies cardio-vasculaires, est en grande partie due à une alimentation
produite industriellement 5 . Il est probable que la déforestation massive,
la destruction des habitats d’espèces sauvages, les concentrations sans
précédent d’animaux dans les élevages industriels, les déséquilibres créés
dans les écosystèmes soient à l’origine de la multiplication des zoono-
ses et de virus issus du monde animal (sida, ESB, Ebola, SRAS, H1N1,
Covid-19...). La combinaison des problèmes de santé des populations des
pays industrialisés et des agressions contre les milieux naturels s’est révélée
particulièrement mortifère lors de la pandémie de Covid-19. Dernièrement,
les multinationales de l’agrochimie et de la pharmacie ont multiplié les
fusions et les alliances à l’exemple du rachat de Monsanto par Bayer.
Autant contrôler l’ensemble de la chaîne : de l’origine de la maladie à sa
guérison. Si finalement un vaccin contre la Covid-19 est trouvé, ce sera le
« casse » du siècle !"

 

Février 2020

https://www.bastamag.net/meilleur-revenu-paysans-promesse-non-tenue-gouvernement-Loi-Alimentation-Egalim

 

Un meilleur revenu pour les paysans : encore une promesse non tenue du gouvernement

Novembre 2019

Notre fauchage est politique: suivez la fourche et le sabot

Paysâme, Lettre du Ploukistan libre,                 Quincy, Novembre 2019

Il faut rappeler la volonté politique des États de dissoudre la paysannerie avec sa part d’autonomie et de respect,  au profit de l’industrialisation de l'agriculture en collaboration avec les firmes et banquiers sous l’égide de leur idéologie absurde  et meurtrière (volonté de puissance ; colonialisme, croissance, productivisme, scientisme, capitalisme, conquêtes infinies jusque dans l’espace,etc.
Malgré le broyeur à chair humaine, cette « Megamachine » décrite par Mumford et beaucoup d’autres qui ont été victimes de la conspiration du silence en leur temps, la résistance est toujours là. Et elle  rejoint de plus en plus les luttes autochtones, pour une vie simple sur terre en alliance avec elle (Jaulin). Il faut en finir avec le développement (Partant) car c’est l’autre mot du colonialisme (Casaux). Nous sommes « des indiens en devenir » (Viveiros), c’est le retour des paysans  (Perez Vitoria); le retour des « ploucs », des petits ploucs à Notre Dame des landes Sivens Bure St Victor en Melvieu Chambaran, etc. A ce retour difficile,  la voie qui s’en approche est la via campésina. Suivons-la et soutenons-les. https://viacampesina.org/fr
Si vous êtes déboussolés ou même brisés et on le serait à moins dans ce monde de fous, suivez la fourche !

Les jeunes à Bure et ailleurs disent "résistance et sabotage" Le sabot dans la machine...
La terre est la seule nourricière de l’homme, le capitalisme industriel est une souricière.
« La terre est basse et il faut plier le genoux » (Ronot). Il faut toute l’humilité des « gens de la terre » (Izard) et de la mer car les marins sont aussi des paysans de la mer, en Afrique berceau de l’humanité  et sur les autres continents pour s’en apercevoir; cela fait sens  et cela est beau à voir et à aimer.
(Jean-Yves Peillard)

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Décembre  2019

fichier odt PaysanClassActua2019.12

 

fichier odt PaysanClassActuaLobby2019.11

 

Septembre 2019

Reçu du comité Jérome Laronze: Conférence de Pierre Bitoun du 20 Septembre 2019 à Mâcon   et éléments de discussion qui l'ont suivi

fichier pdf Conférence Pierre Bitoun Macon 20 09 2019 fichier pdf Eléments de discussion suite à la conférence Comment en finir avec la fin des paysans avec Pierre bitoun

 

Avril 2019

 Journée d’hommage et de réflexion pour le 2 ème anniversaire de la mort de Jérôme Laronze le 19 mai 2019 au « Quai de la gare » à Cluny

Tract des activités: fichier pdf Flyer 19 mai 2019

 

Février 2019

fichier odt PaysanHistoireCapital

 

Novembre 2017

 Paysâmes actualités – Sortir de taule par la basse-cour - La ferme pour que les enfermés s'en sortent, avant d'attaquer les murs des prisons à la masse.

à Bonneville projection du documentaire « à l’air libre » de Nicolas Ferran et Samuel Gautier

https://www.alairlibre-lefilm.com/


Synopsis du film:
Nichée au fond d'une vallée picarde, une ferme unique en France accueille des détenus en fin de peine, sous le régime du placement extérieur. Une structure d'insertion singulière qui leur propose un logement, un travail, un accompagnement social et une vie communautaire riche et exigeante. Entourés de salariés et bénévoles, ces hommes tentent de se reconstruire et de rebâtir un véritable « projet de vie ».

« À l'air libre » est assurément un film sur la sortie de prison. Mais c'est aussi, et peut être surtout un film sur la prison. Une prison que l'on ne voit pas mais qui est omniprésente. Une prison dont on ne cesse de mesurer les traces et dont il paraît si difficile de se libérer.

Commentaire d’Elian : J'ai assisté à la représentation du film à Bonneville (74) organisée par Le GLCP ce mercredi 22 Novembre 2017.

Issu du milieu paysan, je ne peux que promouvoir cette superbe initiative qui prouve encore le bien fondé et l'absolue nécessité de rétablir la paysannerie malgré la volonté politique de la détruire d'une part et la nécessité de supprimer les prisons car complètement destructrices de l'humanité et inutiles; On doit montrer du doigt une énième fois l'origine du problème, c'est notre société actuellement industrielle de l'argent roi qui produit la délinquance par la misère sociale qu'elle engendre, La monstrueuse hypocrisie des "élus du peuple" qui ignorent superbement tous les "naufragés du développement" . Et ainsi font l'exacte contraire des principes fondateurs d'un pays hétéroclite: tendre vers une société la plus juste possible.

Cette initiative rajoute à l'argumentaire que le travail dans l’environnement à simplement vivre, à se nourrir, se vêtir, habiter et s'entraider est parmi les plus structurants et porteur de sens. « L'ĥomme est la nature prenant conscience d'elle-même" (E.Reclus)

Faucheur volontaire et militant dans diverses manifestations contre l'accaparement des terres, on voit partout un retour des paysans (Sylvia Vitoria Perez) et ce fameux champ du possible (André Pochon) revêt une couleur différente mais seul à maintenir l'équilibre fragile. Les "pieds sur terre" ; il est temps de descendre du nuage du développement (Partant, Galéano, Illich, Gorz etc), la terre est la seule nourricière de l'homme (Bernard Ronot), rien d'autre. Les gouvernements sont hors sol;...enfonçons- les!

C'est la fonction qui fait l'organe, on peut affirmer que le travail du paysan est la meilleure façon de restructurer toute la "délinquance" du monde.

Merci encore.

http://www.grignoux.be/films/4372-a-l-air-libre


http://www.alterechos.be/cest-un-film-sur-la-prison-avant-detre-un-film-sur-la-sortie-de-prison/

 

Octobre 2017

 Paysâmes actualités – terre empoisonnée - résiste

Voir le documentaire Futur d'espoir de Guillaume Thébault

fichier pdf futurdespoir

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article155789


https://blogs.radiocanut.org/luttespaysannes/

 

https://www.bastamag.net/Pourquoi-la-FNSEA-est-elle-accro-au-glyphosate

 

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https://viacampesina.org/fr/a-loccasion-de-journee-de-souverainete-alimentaire-via-campesina-sort-nouvelle-publication-appelant-changement-radical-de-nos-systemes-agro-alimentaires/

 

A l’occasion de la journée de la souveraineté alimentaire, La Via Campesina sort sa nouvelle publication, appelant au changement radical de nos systèmes agro-alimentaires

16 octobre 2017

Les luttes de La Via Campesina pour la Réforme Agraire et la défense de la vie, de la terre et des territoires

Face aux crises actuelles concernant l’alimentation, le climat, la pauvreté, la finance, l’économie et la démocratie, il est plus urgent que jamais d’opérer un changement massif au niveau du système agro-alimentaire en place!

(Harare, 16 octobre 2017) La Via Campesina, à l’occasion de cette journée mondiale de la Souveraineté Alimentaire contre les multinationales, lance officiellement sa nouvelle publication “Les Luttes de La Via Campesina pour la Réforme Agraire et la Défense de la Vie, la Terre et des Territoires”. Dans une optique de renforcement de la convergence des luttes, la présente publication entend démontrer qu’une réforme agraire intégrale entre les mains des populations et inscrite dans la souveraineté alimentaire constitue le fondement nécessaire à un tel changement.

Les luttes, les stratégies de lutte et les concepts ont beaucoup évolué au sein du mouvement La Via Campesina. Cette évolution est le résultat du contexte actuel, d’une part, mais aussi des processus collectifs et d’une construction partant de la base et des territoires riches d’une grande diversité historique, culturelle, politique et économique. En ce sens, la réforme agraire intégrale et populaire apparaît clairement comme un processus pour la construction de la souveraineté alimentaire et la dignité des peuples.

En s’appuyant sur ce cadre conceptuel dans lequel la réforme agraire est envisagée en tant que défense et récupération du territoire pour la souveraineté alimentaire et comme processus des peuples, la présente publication est structurée comme suit:

...
Télécharger la publication ici
https://viacampesina.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2017/10/Publication-of-Agrarian-Reform-FR.compressed.pdf

 

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http://www.latelierpaysan.org/


L'atelier paysan
Nous sommes un collectif de paysan-ne-s, de salarié-e-s et de structures du développement agricole, réunis au sein d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) baptisée l’Atelier Paysan.

Depuis 2009, nous développons une démarche innovante de réappropriation de savoirs paysans et d’autonomisation dans le domaine des agroéquipements adaptés à l’agriculture biologique. Nous nous sommes dotés en 2011 d’une structure adéquate, un temps sous statut associatif (ADABio Autoconstruction), qui puisse réunir ce qu’il faut d’expertise pour valoriser des inventions fermières, co-développer avec des groupes de pratique agricole de nouvelles solutions techniques adaptées, et rendre accessibles ces connaissances par des documents didactiques papiers ou numériques et des formations à l’autoconstruction.
...
L’outil de travail adapté et l’autoconstruction accompagnée sont des leviers techniques, économiques et culturels jusque-là peu explorés par le développement agricole. Ils ont pourtant un impact décisif pour faciliter les démarches d’installation, de conversion et de progrès agronomiques en AB.
LA TECHNIQUE, UN ENJEU DE POUVOIR

La conception des choix techniques en agriculture par l’agro-industrie et leur diffusion monopolisée par certains organismes de développement agricole est un processus complexe. Ce processus risque de nous survivre tant que les agriculteur-trice-s qui utilisent ces options techniques pensées en amont, ne seront pas pleinement associés à leur élaboration.
Le collectif de l’Atelier Paysan souhaite ici et maintenant avoir prise sur ces choix techniques. Nous partons du principe que les paysans sont assez bien placés pour répondre de manière pertinente aux défis du développement agricole : les agriculteur-trice-s innovent par eux-mêmes sur leurs fermes. Mieux ! En groupe, en réseau ou avec l’appui d’un animateur technique, ces derniers savent élaborer collectivement des réponses adaptées. Nous portons l’idée que les choix techniques doivent être faits avec/par/pour les agriculteurs, et plus globalement, que la Technique doit être investie collectivement pour se mettre au service de ceux qui l’utilisent. Nous mesurons toute l’importance des réseaux socio-techniques de producteurs, à la fois dans la production et le partage de savoirs.

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guerre de sécession

...Avec la guerre de Crimée qui la précède, elle est considérée par les historiens comme la charnière technique entre les guerres napoléoniennes et les guerres modernes qui suivirent. Elle affirme la prépondérance du modèle économique du Nord, l'industrie employant des ouvriers, sur celui du Sud, l'agriculture employant des esclaves5. Elle met fin à l'esclavage aux États-Unis, restaure l'Union et renforce le rôle du gouvernement fédéral. Les conséquences économiques, politiques et sociales de cette guerre continuent d'influer sur la pensée américaine contemporaine.

 

Barbara

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22 août 2021

Cercles vicieux et boucles viciées

 

gentioux

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https://mfmeuron.blog.tdg.ch/archive/2021/08/18/cercles-vicieux-et-boucles-viciees-316891.html#more

Cercles vicieux et boucles viciées

Depuis l'arrivée d'un microorganisme dont la création nous échappe passablement, les dirigeants internationaux et nationaux ont agi ou plutôt réagi avec des systèmes et des stratégies suivant des ingénieries sociales fonctionnant de façon répétitive, refermant les individus dans des cercles très limitatifs, brimant la population jusqu'à en vicier passablement l'air respirable.

Les preuves de ce que j'avance ne manquent point. Elles touchent l'être humain dans ses trois grandes dimensions : la raison, le coeur et la motricité autrement dit ses trois cerveaux : le rationnel, l'affectif et l'entérique.

Alors que nous sommes à un tournant de l'été avec le retour des vacances et la rentrée scolaire, il est plus que temps de faire un bilan des 18 mois passés à gesticuler autour du virus couronné avec des mesures à répétition plus ou moins nuancées, autour de chiffres récoltés selon les aléas des possibilités et des interprétations, des tests dont les scientifiques expérimentés répètent régulièrement qu'ils ne sont pas vraiment fiables et en brandissant le vaccin comme une solution magistrale.

Il est temps de faire le bilan de la population elle-même, des différents groupes d'âge, dans leur vie globale en temps qu'entités humaines et non pas limitées comme "cas" définis selon le covid et tout ce qui a été construit autour.

Avec leurs grandes sensibilités, les enfants démontrent à quel point les mesures dites sanitaires ont impacté leur quotidien, leur santé tant physique, affective et mentale et leur développement tant moteur que cognitif. Ainsi : "Depuis fin 2020, les urgences pédopsychiatriques ne désemplissent pasCar l’année et demie écoulée n’a pas épargné les plus jeunes. Les semi-confinements, l’anxiété ambiante et les restrictions sanitaires ont creusé un terreau idéal pour les troubles psychiques.

Une journaliste nous présente une enquête très approfondie en recueillant les témoignages de professionnels afin de mieux comprendre ce qui se passe dans la tête de ces générations Covid, dont l’abandon s’apparente, pour certains, à de la maltraitance.  Elle pose clairement la question :A-t-on réellement mesuré l’ampleur des dégâts causés aux enfants et aux adolescents? Depuis des mois, de nombreux pédopsychiatres tentent, en vain, d’attirer l’attention sur cette catastrophe à venir. 

Et pourtant, malgré ces sirènes d'alerte, l'essentiel organisé pour la rentrée par les gouvernements retombe dans le cercle des mesures dites sanitaires qui se veulent sans doute un peu plus mesurées mais n'apportent aucune valeur ajoutée au développement des jeunes et détournent leurs attentions de dimensions plus fondamentales. Ainsi, les médias relatent les mesures prévues.

Les cercles stratégiques se resserrent maintenant sur la vaccination des enfants de 12 ans en avançant que Protéger les enfants est par conséquent non seulement un impératif moral, mais aussi une condition sine qua non pour espérer contrôler la situation épidémique à l’automne et l’hiver prochains. Ainsi donc, on réduit le contrôle épidémique à un "espoir" donc une estimation, en utilisant les corps des enfants sans tenir compte de leurs réels besoins. Cette réduction est bien éloignée de la réalité comme le dit si bien un commentateur : Quelle dangereuse vision du monde... cela me met très mal a l’aise. les enfants ne sont pas des chiffres que l’on manipule selon nos désirs, ce virus n’est pas maitrisable selon nos désirs. ce sont des enfants qui ont le droit de vivre leur expérience de vie pleinement et non pas dans la peur. c’est un virus et un virus circule, il fait partie de l'expérience de la vie. soyons un peu plus humbles et à l’écoute!

Un autre lecteur exprime clairement comment les médias cherchent à imposer une perception unique à la population : Ce qui est inédit dans cette pandémie c'est le rouleau compresseur médiatique! Il nous assène jour après jour vérités et contrevérités, éditoriaux qui se contredisent, spécialistes qui ne le sont pas! Un bruit incessant de palabres inutiles et contre productives qui alimentent les doutes et la méfiance. Le vaccin est un bouclier, mais il n'est pas parfait. Il est plus que nécessaire pour les personnes fragiles et âgées (+70). Ces catégories de personnes ont le devoir de se vacciner, car on ne va pas sacrifier l'équilibre mental de nos enfants pour eux, nous devons refuser ce scénario unique dans notre histoire, ou une jeune génération se "sacrifie" pour une ancienne. Ce n'est moralement pas acceptable non plus....

Pour donner l'impression de gérer la situation, on focalise sur un élément mis en évidence par une tendance scientifique du moment. Ainsi, le variant Delta a le vent en poupe et permet aux dirigeants de s'appuyer sur des données chiffrées. De ce fait, la nouvelle présidente de la Task Force peut décréter :«La grande majorité de la population sera bientôt exposée au variant Delta». A qui s'adresse-t-elle? Sommes-nous encore fait de chair et d'os, avec des organismes complexes ou sommes-nous concentrés, réduits en des cas probables? On s'attendrait que, pour gérer la santé, les médecins-praticiens qui soignent  les malades à leur chevet aient les premiers la parole. Il est intéressant de constater que maintenant, cette parole leur est confisquée à l'avantage d'une mathématicienne, professeure de science et d’ingénierie des biosystèmes à l’antenne bâloise de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Sa relation avec la médecine? Cette scientifique allemande est une spécialiste de l’évolution des virus qui suit de près l’émergence et les pérégrinations des variants. Voilà une belle confirmation qu'on vise le virus qui, en fait, est bien plus délimité qu'un être humain véritable micro-univers très complexe non seulement par ses différentes cellules et molécules mais aussi par toutes les interrelations et interactions entre elles. Ainsi, on mène les mentalités à imaginer des solutions qui, depuis 18 mois, nous ont conduits sanitairement et économiquement dans une dégradation de l'état général de la population.

L'image des cercles se perçoit aussi dans l'intention de continuer à se concentrer sur les vaccins. L'idéologie financière se fixe sur de nouvelles options comme Moderna étudie deux options pour une 3e dose avant l'hiver, alors même que Puisque les Suisses boudent la vaccination: L'OFSP reporte de plusieurs mois une livraison de vaccins Moderna

Une autre forme de cerclage est de chercher à contrôler la masse par le « virus » et par cette informatique qui nous a réduits à l’état de bêtes ou pour mieux dire d’insectes .... On ignore les corps, on attaque l’esprit... Le suivi des individus a commencé par un passe sanitaire, puis un bracelet puis comme pour les animaux, de nombreux projets sont élaborés visant le marquage des individus par différentes méthodes, notamment par l’injection d’une puce électronique sous-cutanée à chaque être vivant.

Il est plus que temps de nous éveiller à la dynamique expansive de l'univers et de développer notre vision panoramique. 

Après avoir dénoncé deux scandales dès le début de la covidémie - silence sur la protection de notre système immunitaire et le refus de thérapies prometteuses - ce journaliste scientifique et écrivain met en évidence que  l’absurdité de la réponse sanitaire ne concerne pas que les traitements : elle est PARTOUT, ET CONCERNE PRESQUE TOUS LES SUJETS LIÉS À CETTE CRISE ! De ce fait, il relève différentes dimensions ou il s'agit de "corriger le tir" pour repartir sur des bases ontologiques universelles afin de sortir du cercle vicieux où l'on  respire un air vicié, dans lequel la gouvernance mondiale nous a plongés et cherche à nous maintenir.

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08 août 2021

Pass Sanitaire ; l'aliénation , c'est la santé

Pass sanitaire : l’aliénation, c’est la santé

https://www.partage-le.com/2021/08/08/pass-sanitaire-lalienation-cest-la-sante-par-alize-lacoste-jeanson/

oiseaubleufleur

par Alizé Lacoste Jeanson

En 2008, Naomi Klein ressortait des tiroirs de l’Histoire les expériences (infructueuses) menées à partir de chocs électriques et de privation sensorielle pour « ré-initialiser », réécrire la mémoire et extirper les secrets de patients internés en hôpital psychiatrique. Ces techniques permettaient d’expliquer comment des élites politico-financières ont utilisé le choc de populations pour leur faire accepter des idées auparavant impensables. À l’échelle des sociétés, cette stratégie de « lavage de cerveau » a été largement développée depuis les années 1970 pour implémenter des mesures néo-libérales qui ne bénéficient aucunement au peuple, mais bien plutôt à une infime minorité. En plongeant dans un état d’effroi un ensemble d’individus, un gouvernement peut ensuite administrer à peu près n’importe quel remède qui donnera l’illusion d’en sortir. Le serpent se mord la queue, la boucle est bouclée, le virus est son propre antidote. 

Le mois de juillet 2021 marque un tournant dans l’histoire de la stratégie du choc. Il ne s’agit plus, comme ça a, par exemple, été le cas dans le Chili de Pinochet, d’implémenter des mesures néolibérales pour « sauver » l’économie en la « libérant » de son joug protectionniste – et en l’ouvrant aux 1000 vents de la financiarisation, privatisation, et à tous ces barbarismes en ‑isation faisant éternuer des pauvres qui crachaient déjà leurs poumons alors qu’ils respirent désormais les volutes de cigares des grands propriétaires. Accroitre les tentacules du profit n’est plus une priorité ; les limites commerciales à son expansion ont déjà toutes sautées, asphyxiant les individus, mercantilisant le moindre recoin de nos intimités. Contrôler les mouvements à défaut des flux de capitaux, idem. Rendre les instances de pouvoir garantes de tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue – apprentissage, jeu, communauté, échange –, check.

L’état de léthargie dans lequel nous sommes plongés depuis l’élection de Macron et évidemment encore plus depuis le surgissement de la folie Covid-1984, nous pousse à croire qu’il n’existe pas d’autre alternative pour « retourner à la normale » que celle assénée par le Prince et ses chiens de garde médiatiques. Les voix dissonantes sont rares, même dans les rangs des opposants habituels. On devrait être d’accord pour se faire injecter de manière forcée un sérum inconnu pour se prémunir d’un virus invisible au pouvoir létal relativement faible. Il est utile de répéter : il ne devrait pas y avoir de problème à ce que le refus de l’insémination d’un corps étranger dans nos chairs, sous couvert que c’est pour « notre bien », nous fasse potentiellement perdre toute vie (sociale). Et on réitère encore dans l’espoir de faire s’écarquiller un peu plus les yeux, à défaut de créer le sursaut que la nouvelle cause pourtant ailleurs dans le monde : on devrait accepter sans broncher la transgression de notre enveloppe corporelle par un instrument médicotechnocratique rempli d’un liquide élaboré par des firmes capitalistes dont les activités de destruction de la nature et de globalisation des échanges sont à l’origine de l’épidémie, qui en profitent largement et passent en prime pour les sauveurs de l’humanité, parce qu’un autoritarisme mondial mis en place par les deux institutions précédentes (la science et la finance) nous assène qu’on en a besoin.

En cas de refus, on serait donc mis au ban de la société, de nos semblables, empêchés de vivre tout simplement. Il s’agit de ne pas laisser le ras-le-bol, la peur et l’impuissance guider notre soumission à leurs ambitions de contrôle. En d’autres mots, ne pas laisser la lassitude faire de chacun de nous les sbires du totalitarisme. L’obligation de se faire vacciner du Covid-19 est le viol public célébré en grande pompe de notre souveraineté physique. Si on veut qu’un minimum d’espace de liberté à partir duquel les autres pourraient éclore subsiste encore, nous devons nous saisir de toute notre humanité pour ne pas nous fragmenter un peu plus, et faire respecter notre droit inaliénable de décider ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas. Si nous le laissons en pâture cette fois-ci, la porte sera alors ouverte à n’importe lequel de leurs désirs. Si on considère que ce n’est pas encore le cas, est-on d’accord pour qu’on nous impose avec qui on peut se reproduire, quels enfants on doit engendrer, comment on doit naitre et comment on doit mourir ?

Du pareil au même : tuer ou empêcher de vivre

Nous vivons dans des États totalitaires, asservis aux ordinateurs miniatures dont les ondes irradient nos organes génitaux et dont les applications rongent nos capacités sociales, en plus de la majorité de notre temps. Aucun des États fascistes ou communistes ou impérialistes du XXème siècle n’auraient pu rêver d’un tel niveau de contrôle et de domination. La conséquence pour la majorité des individus, c’est la soumission et l’obéissance. Certes, ceux qui sont convoqués comme dissidents ne sont pas directement assassinés ou emprisonnés (quoique), mais ils sont empêchés de vivre. Quelle est la différence au fond ? II ne faut pas se méprendre sur les termes du débat. Si, par la répression et le contrôle, un humain ne peut plus se réunir avec d’autres et pratiquer, de fait, tout ce qui fait de lui un humain, en plus de ce qui lui permet tout simplement d’accéder aux ressources nécessaires à la vie, alors empêcher de vivre équivaut, littéralement, à l’assassinat politique. Le sang en moins. Comme les barquettes de viande lyophilisées du supermarché en étaient le présage, on a évacué la violence du regard. Elle est là mais elle échappe à la vue. De manière similaire, elle est contenue, et pourtant invisible, dans les prix cassés des vêtements fabriqués par les femmes asiatiques. Si on savait encore ce que coûte la violence politique et la souffrance qu’elle occasionne, si l’ignorance ne régnait pas en maitre en plus d’être valorisée, nul doute que les comportements seraient différents.

Déconnectés des autres, séparés de notre milieu naturel, le besoin vital pour une sécurité minimale normalement assuré par une vie en communauté selon des règles choisies n’est plus rempli. La toxicité des inégalités pourrit toute possibilité d’instaurer une confiance de groupe. Alors, nos besoins minimaux attaqués de toutes part, on se réfugie pour vivre dans des bulles imperméables, que symbolisent très bien les voitures, vaisseaux de métal étanches aux chocs, bruits et engageant le mouvement infini qui annule la possibilité de la contemplation. Les cœurs brisés par une recherche inassouvie de relations profondes et d’une vie qui a du sens nous font nous renfermer et nous rendre absents à la responsabilité de nos actions. Une couche bien épaisse de pensée positive pour dissimuler le vide, et le tour est joué. Naturellement pourtant, nous savons encore que deuil et tristesse sont des moyens d’accès à plus d’empathie, à un gonflement de l’amour porté au monde. Au niveau sociétal, nous les anesthésions à coups d’antidépresseurs et nous nous refermons. Dans cette perspective, ne plus avoir de cœur semble être la réponse adéquate à avoir le cœur brisé.

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

- Antoine de Saint-Exupéry,Le Petit Prince

Le lavage de cerveaux a été total. Le modelage des comportements parfait. Résultat d’un mélange efficace entre un milieu carcéral et une terreur travaillée à l’intérieur des corps, le tout associé à un ennui profond. Rien de mieux pour que la clé de sortie puisse être forgée à partir de n’importe quel matériau. Elle est ensuite tendue du bout des doigts par les bourreaux à l’origine de l’enfermement. Le Graal, le vaccin contre un virus invisible qui empoisonne les vies depuis plus d’un an, ne peut être que célébré et applaudi par des individus qui n’en peuvent plus.

Comme l’amour, la peur rend aveugle. Aveugle à ce qu’on ne peut pas être libéré par la main qui nous a asservi sans continuer à y être, au moins philosophiquement, entièrement soumis. Car la société qui a occasionné une telle « libération » n’en restera pas là. Elle continuera à assouvir son désir de puissance, son besoin d’assujettir ses membres pour exister, à d’autres niveaux. Contrôle de nos esprits par la machine, contrôle de nos mouvements par les frontières, contrôle de nos corps par la techno-médecine. Que nous reste-t-il pour exercer notre humanité ? Notre liberté ? Que nous reste-t-il pour vivre tout simplement ? Dans quels recoins peuvent encore s’exercer et apparaitre le plaisir et le bonheur quand la peur domine les relations ?

De la peur ne peut naitre rien qui perdure. De la peur nait des comportements, bons ou mauvais, qui y restent totalement assujettis puisqu’elle les a enfanté. Il en émerge quoiqu’il en soit le besoin irrépressible de retourner à une homéostasie, à un état de stabilité à partir duquel peuvent se développer librement désirs, envies, amour. Être maintenu en état d’alerte est le propre d’une bombe qui peut exploser au moindre instant.

C’est peut-être cette opportunité dont il faut se saisir : explosons. Plutôt que de nous laisser contaminer par la répression, contaminons-nous volontairement du virus de la rébellion et de la résistance que les camarades zapatistes sont venus insuffler à l’Europe en cet été 2021, quelques 500 ans après la conquête de leurs terres, la colonisation de leur continent, l’annihilation de leur culture et le massacre d’une grande partie des leurs.

À qui profite le crime ?

Le capitalisme du désastre qui oriente la part économique de la vie et s’infiltre insidieusement dans tous les autres aspects de l’existence, ne tire profit que de la destruction. Destruction de la Terre et des humains qu’elle porte. La marche inéluctable du Progrès nécessite le pillage de toutes les ressources et de l’énergie animale, Homo sapiens compris. La Nature et ses êtres sont réduits à peau de chagrin : heureusement, technocrates, ingénieurs et gouvernements existent pour les « préserver » en les mettant sous cloche, constituant un « patrimoine » commun en voie de disparition. Impossible d’engager des relations physiques : pas de problème Internet et ses tentacules sont là pour y remédier. On n’oublie pas que les appareils qu’il nécessite sont le fruit du travail des petites mains sous-payés et des corps désincarnés des mineurs. Impossible d’acheter sa nourriture : aucun souci, des esclaves exploités par les mêmes multinationales que ceux qui permettent à Internet d’être omniscient, omnipotent et tout-puissant, la cultiveront à crédit quand d’autres crève-la-faim la délivreront à la porte de chacun. La société nous rend malade : peu importe, la science médicale et son réseau infini d’élites qui assènent que la science est le seul véritable mode de connaissance de la réalité, sont là pour notre salut.

Une population contrôlée est une population qui n’a plus de libre-arbitre, qui est esclave des pulsions, envies, désirs et besoins de ceux qui la dominent. Qui la saignent et attendent en plus d‘être remerciés pour la pauvre Sécurité (sociale) qu’ils s’acharnent néanmoins à démanteler, vendre et moraliser selon le principe du bénéfice privé. Qui ponctionnent un fort pourcentage du gagne-pain de la grande majorité tout en reversant des millions à la minorité milliardaire suppliée de maintenir des emplois de misère, et n’en fait rien soit dit en passant.

« La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. »

- George Orwell, 1984

Loi de sécurité globale selon laquelle « la sécurité, c’est l’autorité », mesures sanitaires selon lesquelles « la santé, c’est l’enfermement » sont les résultats de l’institutionnalisation d’un état de guerre de tous contre tous (Hobbes) dont l’abolition aurait pourtant constituer le projet même de l’État-nation. Plus encore, l’année 2020 a été la consécration de la guerre de chacun contre soi. Ayant peur de nous-mêmes, nous ne sommes plus des monades atomisées dont les désirs s’entrechoquent les uns contre les autres, nous sommes devenus des monades qui tâchent de ne pas se toucher et tentent d’échapper à elles-mêmes jusqu’à respecter l’ordre de se jeter dans le vide pour faire cesser la douleur de vivre.

Ce n’est plus à l’État-nation qu’on octroie le pouvoir de remédier au conflit entre nous et nous-mêmes mais à la science, celle qui dicte l’unique compréhension mesurable de la réalité. La seule autorité qui nous enferme chez nous n’est pas celle qui émane de la voix d’un président mais celle qui tient à notre obéissance. Les zapatistes ont compris au moins depuis le début des années 2000 que si le gouvernement ne respectait sa part de l’accord qu’ils avaient établi ensemble alors eux le feraient de leur côté. Résultat : aucune communauté zapatiste n’accepte de subsides étatiques, ni aucune de ses fonctions régaliennes n’y a droit de séjour. L’éducation et la santé sont également le fait de chaque communauté. L’État tend à faire de chacun de nous un policier contrôlant le statut vaccinal des autres, très bien, faisons-nous nos propres policiers, sans les siens, et commençons à policer notre environnement. Qu’est-ce qui nous tient enfermés et vaccinés ? La peur de l’amende ? De l’exclusion ? Les amendes n’ont à être payées que si l’on souhaite continuer à « bénéficier » de la captivité dans laquelle ils nous maintiennent ; l’exclusion n’a lieu qu’en dehors du cadre de compréhension commun.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux »

– citation apocryphe de Benjamin Franklin

Le mouvement historique de tentative de domination de la nature (individuelle et dans laquelle nous baignons) par l’espèce humaine a mené la domination de la majorité par quelques-uns, et aujourd’hui, de nous-mêmes par notre for intérieur. Cette dernière étape n’est pas vraiment nouvelle en fait, elle est simplement une réactualisation du péché originel, celui qui exprime que l’humanité est une plaie pour elle-même et les autres, qui doit être châtiée, et que sa seule rédemption viendra d’un effort constant opposé à sa propre nature.

Il ne s’agit pas tant d’un vaccin que d’une tentative de contrôle de nos vies dans ce qu’elles ont de plus intime : la biologie qui permet notre incarnation. Les institutions du pouvoir sont en train de tester, pas forcément de manière consciente d’ailleurs, jusqu’où elles peuvent disposer de nos corps. C’est un processus qui a démarré il y a bien longtemps, au moins depuis la chasse aux sorcières, quand ce qui reliait le travail au rythme de la terre et des astres avaient encore un sens. Quand cette connexion essentielle a été maltraitée, rejetée comme hérésie alors que les cloches de l’église sonnaient désormais les heures et indiquaient la cadence du travail, alors nos corps ont commencé à être possédés par ceux qui imposaient les règles et en tiraient un bénéfice. Plus tard, des idéologies racistes, qu’elles soient impérialistes, nazies ou esclavagistes, ont tiré profit de nos corps par la force. Aujourd’hui, il semble que la force se soit insidieusement logée et développée dans nos esprits, au point qu’on se jette volontairement dans ses bras et qu’on pleure pour qu’elle nous sauve. Ici encore, il ne faut pas se méprendre sur ce qu’est cette force ; ce n’est pas seulement le pouvoir politique tel qu’on l’identifie facilement mais la structure qui maintient l’idée que sans lui on ne comprend rien, on ne peut rien, on n’est rien. C’est l’idéologie totalitaire, qui prône qu’il n’y a pas d’autre alternative de compréhension au monde, que les choses sont ainsi parce qu’elles relèvent de la construction du meilleur des mondes, et que pour être bien, il suffit de suivre le modèle de vie courant (si tu as un problème, c’est que tu es malade).

Étienne de la Boétie publiait au XVIème siècle le Contr’Un, plus connu sous le nom de Discours de la servitude volontaire, dont la thèse est contenue en cette phrase : il n’y a d’autorité que celle à laquelle on est d’accord pour se soumettre. On pourrait ajouter « collectivement ». La multitude contre le Un. Pierre Clastres, en vivant dans la forêt paraguayenne avec les Guayakis, faisait le même constat mais l’optimisme mis à l’épreuve de la réalité en plus : on peut s’organiser socialement pour que la multitude puisse émerger et l’idéologie unique (le chef seul dirigeant avec ses sbires) n’ait pas lieu d’advenir. Les zapatistes ont suivi au cri de « Queremos un mundo donde quepan muchos mundos » (« Nous voulons un monde dans lequel puissent exister de nombreux mondes » ).

Il existe bien d’autres possibilités pour comprendre ce que nous vivons et l’intégrer sainement à nos existences. En suivant les yeux fermés les solutions offertes par un monde qui est à l’origine du problème, c’est se faire les victimes prévisibles du syndrome de Stockholm. Croire que des vaccins obligatoires sont la solution relève à ce titre d’une méconnaissance absolue de principes biologiques (et psychologiques) de base. Plus on empêche une information (qui est la définition même du virus : un paquet d’information génétique) de circuler, plus elle fera passer son message avec force et virulence. Quoiqu’il en soit laisser la possibilité aux orchestrateurs du désastre de le « résoudre », c’est donner le rôle de sauveur à l’agresseur et risquer d’être séduits par l’autoritarisme.

Le meilleur moyen de se maintenir en bonne santé, c’est d’éviter de vivre dans l’angoisse et d’avoir des liens sociaux forts. L’absence de stress et un environnement bienveillant sont les seules garanties pour un système immunitaire performant, c’est-à-dire pour la construction de saines barrières plutôt qu’une ouverture total de l’esprit et, corrélativement, du corps, liée au désespoir et à la recherche d’un réconfort quoiqu’il en coûte. C’est ce que disait le psychiatre George Vaillant après avoir étudié une cohorte d’hommes américains de leurs 20 ans jusqu’à leur mort ; il concluait que le facteur le plus mortel passé 50 ans, c’est l’absence de relations profondes avec d’autres êtres humains, non les pathologies ni encore les addictions. Qu’on tende à mieux vivre ou à vivre plus longtemps, Covid ou pas, la réponse la plus appropriée n’est pas une guerre contre un virus mais un monde où on peut former des liens plus significatifs.

Alizé Lacoste Jeanson
Juillet 2021

Décembre 2021 : https://www.youtube.com/watch?v=TQVTv5ocjrY

https://youtu.be/EveWWX3fB2M

venceremosONUpetit

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31 juillet 2021

Dans le viseur de l’État

desarmonscesbrutes

https://www.revue-ballast.fr/dans-le-viseur-de-letat-discussion-entre-vanessa-codaccioni-et-eleonore-weber/

 

Discussion entre Vanessa Codaccioni et Eléonore Weber

 

Nous retrouvons Vanessa Codaccioni et Eléonore Weber dans un café. La première est historienne et politologue, spécialiste de la justice pénale et de la répression ; la seconde autrice, metteuse en scène et réalisatrice. Toutes deux observent les mécanismes de répression, de surveillance et de délation à l’œuvre au plus haut niveau des États : qui nous surveille ? selon quels procédés ? avec quels objectifs ? Le dernier film d’Eléonore Weber, Il n’y aura plus de nuit, est un montage de vidéos de frappes américaine et française sur des zones de guerre impérialiste (Afghanistan, Irak, Pakistan), enregistrées par les caméras infrarouges d’hélicoptères. Le spectateur voit ainsi ce que voit le soldat, avant de mettre à mort un ensemble de pixels. Le dernier ouvrage de Vanessa Codaccioni, La Société de vigilance, est sous-titré " Auto-surveillance, délation et haines sécuritaires " : il éclaire l’avènement de nos sociétés de contrôle permanent. Traçage, fichage, vidéosurveillance, signalements à grande échelle : la résistance est faible. Nous tenions à les faire se rencontrer.

Les images du film Il n’y aura plus de nuit proviennent d’Internet et sont en libre accès. Que nous disent-elles de l’appareil d’État ?

Vanessa Codaccioni : L’État veut voir des corps menaçants, des corps dangereux, et il veut aussi montrer qu’il les voit, qu’il les surveille et qu’il peut les éliminer. Autrement dit, à travers ces images, on voit la puissance de l’État et sa capacité à surveiller, à sécuriser et à tuer. Les agents de l’État construisent des menaces rien qu’en regardant, en contrôlant, en perquisitionnant, en arrêtant dans la rue. C’est une manière d’attirer l’œil et le regard citoyen sur des corps devenus dès lors dangereux. Dans le film, on ne les voit même pas, ces corps : on les devine talibans, on les devine dangereux, on les devine terroristes : mais en réalité on n’en sait rien. Que les pilotes regardent ces corps suffit à en faire des corps dangereux — et donc tuables. On sait aussi très bien que l’État choisit de visibiliser certaines actions de répression plutôt que d’autres. Pourquoi certaines sont-elles accessibles ? Pourquoi d’autres ne le sont pas ? Sans doute parce qu’il s’agit de faire croire que l’État est transparent alors que nous sommes dans un moment où les gouvernements veulent de plus en plus invisibiliser la répression et nous empêcher de regarder ce qu’ils font, notamment en matière de lutte antiterroriste. Il est intéressant de rappeler que le 30 juin 2021, une loi a été votée au Sénat : les archives — notamment celles des services de renseignement — ne seront plus accessibles. Ce qui montre que nous sommes dans un contexte où, précisément, on peut de moins en moins voir ce que font les agents de l’État en matière de punition et de répression — que ce soit l’armée, la police ou les services de renseignement. Les images, comme celles d’Il n’y aura plus de nuit, nous semblent donc extraordinaires, interdites, secrètes — alors qu’il devrait être normal d’y avoir accès.

« Nous sommes dans un moment où les gouvernements veulent de plus en plus invisibiliser la répression et nous empêcher de regarder ce qu’ils font. [Vanessa Codaccioni] »

Eléonore Weber : Ces images ont été publiées par des soldats et non par les armées. Ils ont l’obligation d’enregistrer sur une clé USB chacune de leurs missions : il leur est très facile de les publier ensuite. Ils le font en toute illégalité. Je ne suis pas allée fouiller dans des archives inaccessibles pour trouver ces images. C’est un spectacle qui existait déjà sur Internet : je n’ai fait que le déplacer, le montrer autrement. L’hypothèse du pilote avec lequel j’ai discuté, c’est qu’après l’affaire Wikileaks révélant la fameuse bavure en Irak, l’armée des EU s’est dit qu’il fallait quand même montrer qu’elle tuait de « vrais » terroristes, et pas seulement des civils. L’armée aurait montré une certaine tolérance concernant la publication de ces images classées secret-défense : en quelque sorte, ça l’arrangeait. C’est une forme de propagande indirecte. Je suis d’accord sur le fait que l’enjeu est double : le pouvoir a à la fois besoin de montrer et de cacher ces images.

Vanessa Codaccioni : C’est l’inverse des actions menées par le lanceur d’alerte, qui ont pour but de faire voir ce qu’on ne veut pas montrer. Ici, il s’agit au contraire de montrer ce qu’ils jugent être bien.

Eléonore Weber : À vrai dire, je n’ai pas eu de scrupule moral à montrer moi-même ces images du fait qu’elle étaient déjà largement diffusées sur le Net. J’en aurais eu davantage si j’avais directement eu accès à des images de l’armée, dont la vocation n’est en effet pas d’être regardée comme on regarde des images de cinéma. Il me semble par ailleurs que leur violence tient précisément au fait qu’elles mettent à distance la violence. Ce qui est violent, c’est qu’il soit supportable de les regarder.

Vanessa Codaccioni : C’est tout l’enjeu de ton film, qui peut se regarder comme un jeu vidéo. Il y a une telle déréalisation des corps, de la mort, de la guerre, comme le dit Grégoire Chamayou dans Théorie du drone... Tu ne sais plus où tu es, si tu es dans un film de science-fiction, dans un jeu vidéo... Et puis, petit à petit, tu réalises.

Eléonore Weber : Ça montre aussi à quel point la guerre est elle-même porteuse d’un projet esthétique. En regardant ces images, on voit comment le pouvoir se représente lui-même et comment il représente le monde.

Vanessa Codaccioni : Ces images peuvent fasciner pour ce qu’elles ne sont pas. Elles peuvent fasciner car elles ont une esthétique qui ne montre précisément pas la mort.

Éléonore Weber : Je pense que le désir de voir la mort est très largement partagé même s’il est plus ou moins assumé. Il y a une séquence dans le film où suite à l’explosion d’une mine, les corps sont littéralement volatilisés et les pilotes continuent de regarder alors qu’il n’y a plus rien à voir. Ils tournent longuement autour de ce vide, eux-mêmes sidérés. C’est l’un des moments où la caméra se détache du viseur...

Dans votre film, Eléonore, le soldat scrute les mouvements des corps. L’observation est un préalable à l’exécution : un seul regard a donc le pouvoir de tuer ?

Eléonore Weber : En principe, tuer par le regard relève de l’impossible. Mais c’est néanmoins un vieux fantasme que la sophistication de ces technologies de guerre est quasiment parvenue à réaliser : celui de l’œil qui tue. La caméra et le viseur sont en effet une seule et même chose dans le dispositif que nos démocraties ont inventé pour faire la guerre. Ce qui pose des questions vertigineuses sur la fonction du regard. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à faire ce film.

Vanessa Codaccioni : Elle est complexe, cette question. L’acte de regarder peut avoir des conséquences répressives qui peuvent aller jusqu’à faire tuer. Je ne dirais pas « tuer » ; j’insiste sur le « faire tuer ». Regarder l’autre, c’est déjà possiblement en faire un suspect, le considérer comme une menace, comme un corps dangereux. Regarder peut également amener à dénoncer, à signaler un comportement aux autorités, et donc, aboutir à l’intervention des appareils répressifs : perquisition, arrestation, garde à vue, procès, voire exécution extrajudiciaire ou actes de torture peuvent s’ensuivre. Comme c’est le cas au camp de Guantánamo, dans lequel se trouvent, ou se sont trouvés, emprisonnés des gens dénoncés. L’œil peut ainsi être le préalable à des formes de répression extrêmement graves qui peuvent aller jusqu’à la mort.

« C’est Obama qui a imposé l’idée selon laquelle, puisqu’il est trop compliqué de faire des prisonniers, il vaut mieux les tuer. [Eléonore Weber] »

Eléonore Weber : Sauf que sur le terrain de la guerre, ce n’est précisément pas un simple préalable. Il y a une jonction étroite tête-caméra-canon, et donc un lien presque instantané entre voir et tuer. Mais je te rejoins quand tu dis que filmer quelqu’un, le surveiller, fait d’emblée de lui une menace potentielle. Il y a aussi cette notion de légitime défense différée, très utilisée dans ces guerres-là : elle permet de considérer que l’on est autorisé à tirer sur un individu de manière préventive, avant même qu’il ne constitue une menace réelle. C’est ainsi que les soldats israéliens ont justifié le fait de tirer sur de simples manifestants, en prévision d’une hypothétique attaque terroriste.

Vanessa Codaccioni : Cette notion de légitime défense, appliquée à la lutte antiterroriste, est très intéressante. Les EU ont fait un coup spectaculaire en inventant une riposte défensive contre des groupes terroristes — ce qui n’existait pas auparavant en droit international —, qui leur permet d’intervenir militairement un peu partout au nom de la légitime défense. On leur a accordé un droit de tuer en son nom.

Eléonore Weber : C’est toute la doxa forgée sous Obama. C’est lui qui a imposé l’idée selon laquelle, puisqu’il est trop compliqué de faire des prisonniers, il vaut mieux les tuer. Avant ça, rappelons qu’il y a eu Abou Ghraib ! Le scandale qu’ont suscité les exactions commises dans cette prison a participé au développement de cette nouvelle idéologie des armées occidentales, cette licence to kill.

Vanessa Codaccioni : Ça montre deux choses fondamentales. Premièrement, qu’on a de nouvelles interactions entre des États qui veulent tuer et des terroristes dits islamistes qui souvent ne veulent pas être pris, et qui se font donc mourir. Deuxièmement, que les modalités et les formes de la répression changent : dans ce cadre-là, il n’y a plus de procès. En tout cas, les procès d’ennemis intérieurs deviennent de moins en moins importants. Surtout, ce qui prime désormais, c’est l’invisibilisation : Abou Ghraib, Guantánamo et les exécutions extralégales participent de la disparition des corps ennemis, mais aussi de la moindre visibilité de la violence étatique.

Faire la guerre « d’en haut » avec des drones, avions ou hélicoptères, est-ce considéré par l’armée comme plus « éthique » qu’un conflit sur le terrain ?

Eléonore Weber : Les gens se demandent ce qu’est une « guerre juste », si tant est qu’une guerre puisse l’être. Dans le cas de soldats qui visent d’en haut et bombardent des cibles désarmées ou peu armées, nous ne sommes en effet plus dans un contexte de guerre classique où deux armées se font face, ce qui entraîne un grand flou juridique. La Convention de Genève n’est la plupart du temps pas applicable, car les talibans, les « insurgés » ou les groupes islamistes ne l’ont évidemment pas signée, n’étant pas habilités à le faire. Du coup, les démocraties sont en quelque sorte condamnées à définir elles-mêmes ce qu’il est ou non possible de faire. La puissance se donne ses propres limites : autant dire que dans ces conditions, elle ne s’en donne pas... Aucune convention ne l’y oblige. Dans mon film, on voit régulièrement des hélicoptères s’acharner sur des blessés, leur tirer plusieurs fois dessus. Cette grande asymétrie n’est pas sans poser question aux états-majors occidentaux, qui semblent n’avoir aujourd’hui qu’un seul principe éthique : celui de l’immunité de leurs propres soldats. Ceux-ci sont désormais hors d’atteinte et l’objectif des armées est le suivant : « Zéro mort chez nous. »

Vanessa Codaccioni : Sans qu’ils considèrent ceux qui sont en face comme des humains.

Eléonore Weber : Oui, cette manière de mener la guerre s’accompagne d’une négation radicale de l’autre, qui est destitué de son humanité. C’est d’ailleurs sensible dans les images que je montre : on ne voit pas les visages, on n’entend pas les voix. L’autre n’est plus qu’une figurine luminescente condamnée au silence.

« Cette manière de mener la guerre s’accompagne d’une négation radicale de l’autre, qui est destitué de son humanité. [Eléonore Weber] »

Vanessa Codaccioni : « Les terroristes ne sont pas des hommes : ce sont des bêtes », voilà un argumentaire qui vise à dénier à ceux soupçonnés de l’être la possibilité de bénéficier de droits et de garanties fondamentales. « Ce sont des bêtes » à qui on peut tout faire : à qui on peut donner la mort, bien sûr, mais qu’on peut aussi torturer. Et toutes les justifications de la torture aux EU vont précisément passer par ce genre de rhétorique.

Eléonore Weber : Grâce à ces justifications, l’État et le gouvernement peuvent eux-mêmes commettre des actes atroces.

Vanessa Codaccioni : Ils commettent des exactions. C’est ce que Jacques Derrida appelle l’auto-immunisation : on va s’injecter un peu de la violence des ennemis à combattre pour y faire face. On peut évoquer une sorte de symétrisation des violences : à la violence, à la barbarie et aux exactions, parfois seulement supposées, vont répondre la barbarie et la violence étatiques, légitimées et légalisées.

Eléonore Weber : Et ça, c’est bien une trace, le reste d’une logique qui voudrait que l’on applique une règle commune à ce qu’on peut faire ou non à l’autre. Et comme dans ce cas il n’y a pas de règles communes et qu’il est complètement impossible de placer de limites, alors l’horreur peut commencer.

Le spectateur, dans Il n’y aura plus de nuit, est confronté à des images de guerre vues d’en haut ; il regarde ces images du point de vue du soldat qui les filme. Que voit le spectateur que le soldat ne voit pas, lorsqu’il regarde le film ?

Eléonore Weber : Le spectateur voit comment le soldat regarde. Et peut-être qu’à force d’être confronté à ces images, il finit aussi par se voir les regardant. La voix off ouvre un espace de pensée : je l’ai écrite afin qu’elle permette au spectateur de ne pas être assigné à la place du tueur. Le soldat, lui, est englouti dans sa propre pulsion insatiable. Il ne se voit pas agir car aucun regard ne se porte sur lui. Je crois que le spectateur voit, au bout du compte, ce que c’est que voir, il est aux prises avec sa propre pulsion scopique.

Vanessa Codaccioni : Il y a quand même un piège dans ces images. D’une part la déréalisation, et d’autre part le fait de s’assimiler à celui qui regarde, qui va tirer ou qui cible. C’est un danger dans une société où on nous incite justement à développer un regard et un œil sécuritaires.

Eléonore Weber : C’est pour ça que j’ai fait ce film, pour ajouter un autre terme à ce regard appareillé, à cet œil-machine. Cet autre terme, c’est le regard du spectateur — à commencer par le mien. C’est aussi pour moi une manière de contredire l’ambition de ces technologies, qui est d’annihiler toute forme de subjectivité. Dans le film, à certains moments, le spectateur peut en effet aller jusqu’à ressentir lui-même l’envie de tirer. Mais je pense qu’il a ensuite l’espace pour se ressaisir et avoir un rapport réflexif vis-à-vis de sa propre position.

Vanessa Codaccioni : Heureusement qu’il y a tout un travail de détournement de ces images — et la voix off qui les accompagne participe de ce détournement. Mais si tu prends les images brutes de ces missions, il y a un risque d’assimilation : d’où la nécessité de recontextualiser. Après, si on coupe le son, chacune et chacun peut les regarder de façon totalement différente : de manière totalement outragée, alarmiste, inquiète, ou d’autres manières. Quelqu’un qui est fasciné par la mort, ou par le pouvoir d’État précisément, peut y trouver un objet de satisfaction — et même de plaisir.

Eléonore Weber : Le risque en effet serait de penser en voyant ce film que l’État est décidément tout-puissant, et d’en être rassuré. Aucun spectateur ne m’a fait ce retour, à vrai dire, et je ne crois pas que le film suscite ce type de réaction...

En octobre 2019, Emmanuel Macron a appelé la nation à se mobiliser pour faire face à « l’hydre islamiste » : « une société de vigilance, voilà ce qu’il nous revient de bâtir ».

Vanessa Codaccioni : La vigilance, c’est un joli terme. Le philosophe Frédéric Gros parle d’ailleurs de la vigilance comme étant une manifestation de la bienveillance. Être vigilant, c’est demander à l’autre comment il va, ce qu’il a fait de sa journée, s’assurer que tout va bien. Le problème est que sa définition a changé et que nous vivons dans une société d’injonctions à la vigilance sécuritaire : se surveiller les uns les autres, regarder l’autre, l’espionner, voire le harceler, voilà ce qu’on nous demande de faire. Et quand Emmanuel Macron prononce cette phrase, il participe activement à cet appel à la vigilance sécuritaire, à l’autosurveillance, et même à la délation. D’ailleurs, à cette phrase, il ajoute qu’il faut « repérer les petits riens » qui signalent un éloignement d’avec la République.

« Se surveiller les uns les autres, regarder l’autre, l’espionner, voire le harceler, voilà ce qu’on nous demande de faire. [Vanessa Codaccioni] »

Eléonore Weber : C’est terrible, cet emploi de l’expression « les petits riens »...

Vanessa Codaccioni : Oui. Cette prise de parole, qui s’adressait en particulier aux fonctionnaires, a fait scandale. Trois jours après — lien ou pas —, les membres de la communauté universitaire de Cergy-Pontoise ont reçu une grille de signes de radicalisation qu’ils devaient dénoncer : le port de la barbe sans moustache, d’une djellaba, l’absentéisme aux heures de prière, etc. Les critiques ont été telles qu’ils ont retiré cette grille de comportements devant être considérés comme suspects.

Dans Il n’y aura plus de nuit, les corps qui apparaissent à l’écran ne peuvent être vus en détail selon une telle grille. Ils représentent simplement des corps et, parce que les soldats les visent, ils relèvent de la menace...

Eléonore Weber : Plus que « simplement des corps », ils représentent un agrégat de pixels. Les spectatrices et les spectateurs ont très peu renvoyé ces silhouettes fantomatiques à leurs identités particulières. Ce qui n’est pas si surprenant, car ces images ont pour effet de déréaliser les corps et les paysages. Si j’ai moi-même choisi de mettre hors champ la dimension géopolitique, de ne donner aucun repère concernant le pays ou l’année de l’intervention, c’est pour renforcer encore cet effet de lissage. Je voulais montrer à quel point ce système de surveillance homogénéise le paysage, le terrain de guerre et...

Vanessa Codaccioni : Et les corps !

Eléonore Weber : Et les corps, oui. Il y a presque une contradiction entre la stratégie de la vigilance dont tu parles, consistant à déceler « les petits riens » qui identifieraient une personne, et un système de surveillance qui désincarne et déshumanise suffisamment les corps pour qu’aucune particularité, ou presque, ne soit repérable. Sur le théâtre des opérations, le soldat doit malgré tout opérer des distinctions, entre le port d’un objet inoffensif et celui d’une kalachnikov, par exemple. Mais on s’aperçoit que plus ils cherchent à savoir et à voir, plus ils commettent des erreurs.

Vanessa Codaccioni : Je ne pense pas qu’il y ait de contradiction fondamentale : ces deux volets se complètent. D’un côté, il y a la surveillance de l’État et de ses institutions répressives, qui est massive, englobante et fonctionne sur la présomption de culpabilité. De l’autre, il y a l’œil du citoyen qui, lui, doit fouiller, chercher et trier entre le bon et le mauvais musulman : dans la rue, le centre commercial, le métro, etc. Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’il ne s’agit pas des mêmes formes de répression. L’une renvoie au fait de surveiller, de débusquer, tandis que l’autre, à laquelle fait écho ton film, renvoie aux exécutions extralégales et au « faire mourir ». Et « faire mourir » — selon une expression de Michel Foucault —, ce n’est évidemment pas la même chose que surveiller, débusquer.

Qu’est-ce qui est le plus dangereux : la technologie qui tue ou celui qui la manie ?

Vanessa Codaccioni : J’aurais tendance à dire que les deux sont très dangereux, que ça dépend des formes et des niveaux de répression exercés. S’il s’agit de répression étatique, les hommes sont interchangeables : l’homme derrière la machine peut être éjecté et remplacé à tout-va. Ainsi, peu importe celui qui est derrière la caméra de reconnaissance faciale ou derrière le drone : les hommes changeront, la machine restera. C’est comme une institution, au sens qu’en donne le sociologue Émile Durkheim : quelque chose qui survit à l’homme. La machine aussi survit à l’homme, bien qu’elle soit créée et utilisée par lui. La véritable question est celle de l’autonomie et des ressources dont dispose, non pas celui qui construit et pense la machine, mais celui qui la fait fonctionner contre des cibles qui lui ont été désignées. Et il y a aussi des formes de répression privées, exercées par des citoyens contre d’autres citoyens. Ceux qui patrouillent armés dans les rues aux États-Unis par exemple, mais aussi ceux qui participent à la surveillance latérale. Là il n’y a pas de machine, ni de technologie : l’œil seul suffit, et ce sont nos propres organes qui servent de surveillance. C’est tout aussi dangereux ; mais il me semble qu’ici la variable humaine réintroduit de l’aléatoire.

« En tant que citoyens, en tant que consommateurs surtout, ne sommes-nous pas également toutes et tous interchangeables ? [Éléonore Weber] »

Eléonore Weber : J’ai une position assez différente. On parle beaucoup d’une autonomisation de la machine, et particulièrement de la machine de guerre, grâce à la technologie. On fantasme sur le fait que des drones totalement autonomes — il est vrai qu’ils existent — finiront par remplacer les hélicoptères et les drones pilotés par des humains. Or, en réalité, chaque fois qu’on a fantasmé sur tout ça — les soldats-robots et autres —, ça ne s’est jamais vraiment réalisé. Je pense au contraire qu’à mesure que ces technologies se développent, elles ont de plus en plus besoin qu’il y ait quelqu’un derrière la caméra. Les caméras dont sont dotés les hélicoptères ont aujourd’hui une « puissance de voir » bien plus intense que celles qu’on utilise au cinéma. Et cette puissance de voir sollicite un regard qui cadre et qui scrute, pour deux raisons : d’abord parce qu’elle procure une forme de plaisir ou de jouissance, liée précisément au désir de voir, à la pulsion scopique. Et il faut bien que quelqu’un puisse jouir de cette position de toute-puissance. Ensuite, parce qu’il n’y a aucune raison de se passer d’un sujet humain pour exercer ce type de cruauté. Le désir de voir — pulsion très humaine — qui est en jeu dans cette manière de faire la guerre est au contraire mis au service du projet de mort. D’ailleurs, si ces images étaient « purement opératoires », comme disait Farocki, si elles n’avaient aucun lien avec le cinéma, il n’aurait pas été possible d’en faire un film. Les spectateurs n’auraient pas pu les regarder durant une heure quinze. Cette passion de voir est, je crois, commune au pilote, au cinéaste et au spectateur. Et puis les pilotes doutent, ils ne sont jamais sûrs de ce qu’ils voient. Ce qui ne les empêche d’ailleurs pas de tirer. Celui avec qui j’ai discuté parle même d’une « culture du doute ». Le doute est pour moi le signe qu’il y a bien quelqu’un derrière la caméra. Et l’ambition de supprimer tout aléa humain, ambition qui se trouve au cœur de toute cette entreprise technologique, est selon moi vouée à l’échec, pour le moment en tout cas.

Vanessa Codaccioni : Bien sûr, on sait que les soldats doutent, hésitent, peuvent résister... mais je crois beaucoup, malgré tout, à l’interchangeabilité des hommes qui sont derrière la machine.

Eléonore Weber : Il ne faut pas oublier que les pilotes subissent aussi des traumatismes liés à ce qu’ils ont vu. Il leur arrive de suivre quelqu’un pendant des jours et des jours pour ensuite devoir le tuer...

Vanessa Codaccioni : Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’expérience vécue de la surveillance, qu’elle soit exercée ou qu’elle soit subie. Ce que je veux dire, c’est que même si le pilote d’un drone est en situation de détresse psychologique, il va être remplacé et son désespoir n’aura rien changé, ou très peu.

Eléonore Weber : Le soldat ne fait qu’exécuter les ordres et à ce titre, il est éminemment remplaçable. Les citoyens ont au moins la possibilité de résister à l’arbitraire. Cela dit, les penses-tu tout à fait libres d’inventer et d’exercer cette résistance ? En tant que citoyens, en tant que consommateurs surtout, ne sommes-nous pas également toutes et tous interchangeables ? Nos choix sont loin d’être majoritairement le fruit du libre arbitre.

Vanessa Codaccioni : Oui et non. Il y a un système de violence d’État, un système de répression qui utilise à la fois des dispositifs, ou des technologies, de pouvoir et des sujets citoyens. Il y a plusieurs rapports en jeu à l’intérieur de ce système de répression : le penser, le faire appliquer, le subir, l’observer ou le critiquer. Dans ce dernier cas, on peut écrire, manifester, saisir le droit, mais ce n’est souvent pas suffisant. Ce qu’il faut, c’est supprimer les dispositifs et ce qui les rend possibles, c’est-à-dire soit modifier la pensée répressive d’État, soit légiférer — comme l’a fait Badinter avec la peine de mort. Mais ça, c’est être au pouvoir. Servir le pouvoir limite considérablement les possibilités de résistance : c’est le cas du pilote de drone.

Eléonore Weber : Bien sûr, mais tu es d’accord pour dire qu’ici, c’est davantage idéologique que « machinique ». Par ailleurs, dans des endroits comme Abou Ghraib, certains actes n’ont-ils pas été accomplis par des humains qui y trouvaient leur compte ? C’est-à-dire qui ne se contentaient pas d’exécuter des ordres ?

Vanessa Codaccioni : Il y a une réappropriation personnelle de la pensée répressive et punitive d’État. Selon la trajectoire des individus, leur passé et histoire, leurs ressources, leur adéquation ou non à l’idéologie, il va y avoir des actes plus ou moins violents. Certaines personnes vont se contenter d’appliquer les ordres, d’autres le feront avec bien plus de zèle, voire de monstruosité, puisqu’on parle d’Abou Ghraib. Mais le gardien de prison sera toujours le gardien de prison. Le pilote du drone restera toujours le pilote du drone. Bien sûr qu’il y a du libre arbitre, bien sûr qu’il peut y avoir des décisions personnelles, des résistances, des refus — rares et individuels : mais si on lui demande de tirer, le pilote, dans la plupart des cas, tirera. C’est qu’il y a des ordres, des individus qui les exécutent, et un système qui permet les ordres.

Dans le film, le viseur du soldat évoque le panoptique de Bentham. Il semble omniscient : il voit tout mais personne ne le voit. À la fin, l’objet filmique se retourne et on voit la famille d’un soldat faire des signes à la caméra dans le ciel. Le viseur est vu par ce qui pourrait être sa cible. Le panoptique se brise-t-il à ce moment-là ?

Eléonore Weber : C’est le seul contrechamp du film. Si je l’ai mis, c’est précisément pour qu’on se saisisse du fait qu’il n’y en a pas le reste du temps. Ce sont des enfants américains qui filment, du sol, leur père alors que son hélicoptère part s’entraîner. On n’est donc pas au Moyen-Orient, et il ne s’agit pas d’une opération de guerre. Le sens politique et esthétique de cet ultime retournement est en réalité de montrer que les images du pouvoir sont, par définition, sans contrechamp, comme le remarquait déjà Serge Daney lors de la première guerre en Irak.

Vanessa Codaccioni : Est-ce que le panoptique se brise à ce moment-là ? Je n’en suis pas certaine.

« Nous sommes aujourd’hui à la fois les prisonniers de la prison de Bentham et à la fois ses surveillants. [Vanessa Codaccioni] »

Eléonore Weber : Non, parce que c’est une image qui fait exception. On est aux États-Unis, ces enfants filment leur père et ça n’a rien à voir avec la guerre. Le panoptique se brise à un autre moment selon moi, quand des civils jouent avec des lasers. C’est une pratique assez répandue dans d’autres pays que le nôtre : projeter des faisceaux laser sur les hélicoptères ou les immeubles pour faire croire à une attaque, et duper les forces de l’ordre. J’ai trouvé un certain nombre de séquences de ce type. On voit ensuite la police arrêter toute une famille alors qu’il s’agissait d’un simple jeu, d’une anodine provocation. Pour moi, c’est une petite insolence, une manière de dire « On voit que tu nous vois ». Ça perturbe un instant le dispositif de surveillance, qui repose sur le fait qu’aucun regard ne se porte jamais sur l’œil du pouvoir.

Vanessa Codaccioni : Je ne crois pas que le panoptique se brise, car le panoptique permet de voir sans être vu, ce qui est le cas de l’État. Mais du côté de la population surveillée — selon les théories de Bentham, reprises par Foucault —, ses membres vont modifier leur comportement, se sachant peut-être surveillés. C’est la fonction disciplinaire du panoptique : une personne va éviter de faire certaines choses par peur d’être arrêtée mais elle va aussi, peut-être, montrer qu’elle se sait surveillée. Dans tous les cas, elle accomplit des gestes en raison de la surveillance subie. La surveillance est gagnante ici, donc le panoptique n’est pas renversé. Par ailleurs, je pense qu’on évolue dans une société où le panoptique est complètement élargi : nous sommes aujourd’hui à la fois les prisonniers de la prison de Bentham et à la fois ses surveillants. C’est plutôt dans un panoptique total que nous vivons, et sa fonction disciplinaire n’a jamais été aussi forte : non seulement on se sait surveillés, mais en plus, désormais, on nous demande de surveiller les autres ou de nous surveiller entre nous. Il y a un renforcement total de la société et de la gouvernance panoptiques.

Eléonore Weber : Mais ne peut-on pas dire que lorsque des citoyennes et citoyens filment les forces de l’ordre en manifestation, il y a une inversion du panoptique ?

Vanessa Codaccioni : Non, ce n’est pas une inversion du panoptique. C’est une réaction, une résistance, mais ça ne le retourne pas. On y reste, car il s’agit d’une autre forme de surveillance de l’autre, qui s’exerce parallèlement. Un lanceur d’alerte comme Snowden surveille l’État : même s’il s’agit d’une surveillance du bas vers le haut — regarder ce que font les agents de l’État — et non d’une surveillance descendante, il s’agit toujours d’une forme de surveillance, en réaction à cette dernière. Nous sommes dans le panoptique mais nous pouvons utiliser d’autres types de surveillance pour y résister.

Vanessa Codaccioni, vous écrivez : « Les appels aux injonctions sécuritaires s’ancrent dans une politique de détournement du regard. » Et vous ajoutez que, « Néanmoins, s’il faut bien voir, il ne s’agit pas de regarder ailleurs ». Comment être confronté aux images dans une politique de détournement du regard ?

Vanessa Codaccioni : C’est là que c’est très compliqué. L’État, les gouvernements, les systèmes de répression orientent notre regard et en ont une captation sécuritaire. Nous sommes censés regarder l’autre à travers une lorgnette extrêmement étroite : certaines institutions, certaines activités sociales, certains corps. Comment détourner ce regard-là ? comment regarder ce que l’on n’est pas censé voir ? Ici, c’est toute la question de l’image qui se pose : pouvoir filmer la police, avoir accès aux informations des services de renseignement, avoir accès aux archives. Comment faire pour maintenir notre droit minimum de regard sur l’État dans ces conditions ? comment regarder ailleurs ? d’autres cibles que celles que nous montre l’État ? Je pense qu’effectivement, il faut regarder là où on ne veut pas que l’on regarde. Mais c’est difficile, si on t’empêche de le faire. Il existe quand même des formes d’espoir. Je pense aux colleuses féministes qui incarnent un exemple intéressant de captation militante du regard, et nous incitent à regarder des faits que l’État ne veut pas que l’on voie et sur lesquels les pouvoirs publics n’investissent pas, à savoir les violences conjugales et les féminicides. Leur démarche du collage dans la rue est intéressante parce que ça attire notre regard, ça capte notre attention et ça nous détourne précisément de ce que l’État veut que nous voyions. Ce n’est pas pour rien que j’ai terminé mon livre là-dessus, sur cette réappropriation citoyenne du regard. Les colleuses féministes sont nécessaires dans une société où notre attention est complètement captée par le démarchage, les publicités, nos smartphones, les campagnes politiques, etc.

« L’affichage est une pratique révolutionnaire. C’est intéressant parce que ça utilise des moyens presque archaïques. [Eléonore Weber] »

Eléonore Weber : L’affichage est une pratique révolutionnaire. C’est intéressant parce que ça utilise des moyens presque archaïques, des choses très simples, qui se font dans la rue. Peut-être qu’il faut justement différencier le fait de regarder et celui de surveiller : surveiller son enfant, par exemple, ce n’est pas le regarder. Ces collages ne détournent pas le regard, mais nous font regarder les choses autrement.

Le titre Il n’y aura plus de nuit évoque quelque chose de très pessimiste...

Vanessa Codaccioni : Je reste persuadée qu’il y a des tentatives multiples de tuer la nuit. Comme tu le montres bien dans ton film, même la nuit, la surveillance ne s’arrête pas. On cherche des corps dans la nuit, qui y deviennent visibles.

Eléonore Weber : Il n’y aura plus de nuit, c’est un clin d’œil, une référence au premier verset de l’Apocalypse, à la folle ambition de ces technologies qui se mesurent à la puissance divine. Mais, en réalité, le film n’est pas si pessimiste. Il montre que ce fantasme de tout voir et de faire jour sur toutes choses est voué à l’échec. On ne pourra pas supprimer la nuit. Le faux jour que les caméras les plus récentes parviennent à recréer ne supprime pas la nuit : les étoiles continuent de briller dans l’image.

 

Notes

 

1 Dans Il n’y aura plus de nuit, une voix off raconte l’histoire d’un soldat, témoignage anonyme recueilli par la réalisatrice.

2 En octobre 2010, Wikileaks publie près de 400 000 documents secrets de l’armée américaine sur la guerre en Irak et révèle que la coalition internationale a torturé des prisonniers irakiens et fermé les yeux sur des exactions commises par les forces irakiennes.

3 Le scandale d’Abou Ghraib est une affaire durant laquelle des militaires de l’armée américaine et des agents de la CIA ont été accusés de violation des droits de l’Homme à l’encontre de prisonniers, entre 2003 et 2004, lors de la guerre en Irak, dans la prison d’Abou Ghraib. Ces prisonniers ont été physiquement et sexuellement abusés, torturés, violés et exécutés.

4 Attentat à la préfecture de police : Macron appelle la nation à se mobiliser face à « l’hydre islamiste », Le Monde, 8 octobre 2019.

5 « La Guerre invisible »Serge Daney, Libération, 25 janvier 2013.

 

REBONDS

☰ Lire notre entretien avec David Dufresne : « En critiquant la police, on s’en prend plein la gueule », 18 septembre 2020
☰ Lire notre entretien avec Renaud Garcia : « La technologie est devenue l’objet d’un culte », juin 2019
☰ Lire notre entretien avec Laure Ortiz : « La sécurité a absorbé toutes les libertés », 8 janvier 2018
☰ Lire notre article « Israël : la mort vue du ciel », Shimrit Lee, 23 juillet 2015

 

 

 

Posté par crasputas à 22:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juillet 2021

Le virus de la honte et l'objet du crime

 

VigieOMSNaoto_Matsumura

1_ Si vous suivez les informations de PMO vous savez que le virus sars covid 19 proviendrait du labo P4 de Wuhan et que la responsabilité est endossée aussi par la France et les fonds états-uniens.

https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1511

2- Mais c'est un peu plus complexe car  voici encore d’autres nouvelles intéressantes avec un Docteur Fauci qui ment devant le Congrès américain

https://www.youtube.com/watch?v=mq4pfUwUPPo

3- Et une amie ex membre des Vigies devant l’OMS qui fait son rapport:

Entretien_de_David_Martin_juil_21

Mais on  peut dire que l'objet du crime se trouve non loin de l'OMS; il s'agit de l'OMPI en plus  du batiment de Gavi, ce dernier construit lorsque nous étions encore en "faction" devant l'OMS.

Puisqu-ils mentent et laissent mourir pour le nucléaire et les pesticides, ils laissent mourir de faim et des guerres nécéssaires au pillage ancestral,  la vie et le mensonge  leur importent peu; seul le profit est leur but jusqu'à la folie.

 Car ils nous dirigent vers l'Holocauste de la terre; c'est bien un sacrifice religieux par le feu; le feu nucléaire, le feu de la guerre, le feu de la chimie de synthèse, des forêts etc et c'est bien une religion; la religion de la croissance, de la science, de l'argent, bref de la volonté de puissance et de conquête infinie jusqu'à la planète Mars. mais on ne peut abrutir et avilir que jusquà un certain point seulement.

4- La vidéo de Fullmich est aussi signalée ici;

https://resistance71.wordpress.com/2021/07/24/la-fraude-pandemique-le-sras-cov-2-et-ses-73-patentes-entre-2008-et-2018-exposer-le-crime-avec-reiner-fuellmish-et-le-dr-david-martin-video/

 

La fraude pandémique : le SRAS-CoV-2 et ses 73 patentes entre 2008 et 2018… Exposer le crime avec Reiner Fuellmish et le Dr David Martin (vidéo)

 

Dans cet entretien, le Dr Martin en dit très très long sur toute cette affaire. Comme d’habitude il faut suivre le fric et, en l’occurrence, les patentes / brevets qui amènent ce fric… Il cite ce que nous avions traduit de VT en mars 2020 sur le travail de développement du SRAS-CoV2 à l’université de Caroline du Nord et cite aussi des patentes délivrée à Sanofi (donc Pasteur), ce qui vérifie aussi les dires du Pr. Fourtillan en France. Il s’agit d’un crime contre l’humanité en bande organisée transnationale et le but comme le dit le Dr Martin, n’est pas le coronavirus en lui-même mais le vaccin qui lui est une arme biologique, corroborant également de ce fait les dires du Dr Peter McCullough, cardiologue de renommée internationale qui a dénoncé les injections ARNm comme étant des armes biologiques…
Si ça n’est pas du complotisme à l’échelle internationale on ne sait pas ce qui le sera. Reiner Feullmish travaille à la collecte de dossiers à charge pour un Nuremberg 2.0, c’est excellent, mais sachons qu’un tel évènement ne pourra JAMAIS voir le jour dans le système de fonctionnement actuel… JAMAIS, à moins qu’il ne soit défait et que les peuples vainqueurs et émancipés jugent enfin les crimes dont ils furent et sont toujours victimes aux mains du système étatico-capitaliste génocidaire par essence.
Une fois de plus, il n’y a pas de solution au sein du système et ne saurait y en avoir. Nous devons en sortir, la vérité nous libèrera tous !
~ Résistance 71 ~

« La machine de l’État est oppressive par sa nature même, ses rouages ne peuvent fonctionner sans broyer les citoyens, aucune bonne volonté ne peut en faire un instrument du bien public ; on ne peut l’empêcher d’opprimer qu’en le brisant. »
~ Simone Weil ~

Reiner Fuellmish : La fraude pandémique avec le Dr David Martin (vidéo)

L’illusion démasquée

QuantumLeap (Rumble.com)

20 juillet 2021

Le Dr David Martin donne des détails TRÈS précis sur les énormes incohérences qui enveloppent « l’épidémie du siècle », s’appuyant sur les demandes de brevets associés au Sars cov 2 et aux financements liés, ce que surveille de l’entreprise est depuis 1998 le plus grand souscripteur au monde d’actifs incorporels utilisés en finance dans 168 pays, comprenant l’intégralité du corpus de tous les brevets, demandes de brevet, subventions fédérales, dossiers d’approvisionnement, dossiers gouvernementaux, etc…

Les passages où Dr Reiner Fuellmich fait des traductions en Allemand ont été supprimées pour écourter la séquences. Elles sont toujours présentes dans la vidéo d’origine.

Vidéo originale: (en anglais et allemand)

https://odysee.com/@bonniesmit:0/Dr.-David-E.-Martin-_-Sitzung-60-Die-Zeit-ist-kein-flacher-Kreis:a

Le Dr David E. Martin est le fondateur et président de M·CAM Inc., le leader international du financement de l’innovation, du commerce et du financement des actifs incorporels. Il est le développeur du premier indice quantitatif d’actions publiques basé sur l’innovation et est le Managing Partner des Purple Bridge Funds. Il est le créateur du premier indice quantitatif d’actions publiques au monde – le CNBC IQ100 alimenté par M·CAM. Activement engagé dans l’économie éthique mondiale »…

La vidéo : durée 1h20 complètement traduite en français, pas de sous-titrage, voix en surimpression. vidéo et traduction de très bonne qualité.

https://rumble.com/vk2x3y-reiner-fuellmish-pandemic-fraud-version-intgrale-1h20.html

Pas encore censurée sur YT : (en anglais)

 

 

5- Un autre commentaire capté  sur https://librinfo74.frr ne rassure pas plus:

4 août 2021

« Cette situation est complètement aberrante et inexplicable. »

Oui Madame
et si je puis me permettre, non Madame, pas tout à fait inexplicable et pas complètement aberrant.
Veuillez me pardonner, il me faut quelques lignes pour expliquer cet inexplicable.

Une situation aberrante pour qui croit à un régime démocratique, certainement.
Inexplicable pour qui croit que nos dirigeants respectent les principes démocratiques, ou simplement les règles constitutionnelles et autres textes fondamentaux encore en vigueur sinon respectés, certainement.

Mais il est clair que ces lois que nous connaissons sont ‘mauvaises’, puisqu’ILS les cassent et refondent le Droit. La frénésie législative des trois dernières présidences nous le prouve. Le fonctionnement passé n’est pas adapté à leurs vues. Et de fait, ‘NOS’ aspirations sont toujours déçues à voir l’alternance réduite à 2 camps, systématiquement sanctionnés après leur passage au pouvoir.

En évaluant les lois nouvelles, nous constatons que nos dirigeants fabriquent ou renforcent TOUS les outils de répression.
En évaluant les inégalités, nous constatons qu’elles augmentent.
En évaluant la précarité, nous constatons qu’elle augmente.
Donc toutes les lois ne font rien ou QUE fabriquer de renforcer ce que nous dénonçons tous en priorité : inégalité, précarité, violences sociales.
C’est un FAIT. Un fait troublant car alors que font nos dirigeants ?

Il y a donc nécessairement une histoire cachée, une force pour nous invisible, qui fait ce que nous ne voulons pas. Il faut comprendre que nos représentants, nos élus, ne nous représentent pas. Personne ne pourrait dire que nos dirigeants soient moins informés que nous, ou encore qu’ils soient incapables de comprendre et d’agir – le pouvoir EST le pouvoir d’agir, or de fait, il agit CONTRE nos intérêts. Une certitude, ‘ILS’ comprennent et ils agissent. Et les inégalités augmentent, la précarité augmente, le chômage de masse reste de masse sans diminuer.
Il faut donc déduire que cette situation durable qui empire, est leur CHOIX, la volonté (non-dite) de nos dirigeants. Que nos dirigeants ne nous représentent pas, mais représentent les SEULS gagnants, à savoir les ultra-riches, dont la richesse augmente de manière obscène. Et ce, depuis des décennies.

Le régime est donc un régime pour les SEULS ultra-riches : une ploutocratie – pouvoir des riches.
CQFD

Pour autant, cette situation est instable. Une bonne partie de la population a pris conscience de la supercherie. L’alternance perpétuelle ne pouvait plus durer.
L’arrivée de la macronie en est un indice : une partie des gens ont cru en la comédie organisée par les ultra-riches. Les moyens pour donner ce Spectacle sont à la hauteur des moyens des commanditaires. TOUS les grands médias ont été acheté pour lobotomiser les esprits. Une petite minorité semble avoir été suffisante pour faire advenir un gamin mal élevé au pouvoir monarchique grâce au régime institué par la Constitution de 1958.
Et comme attendu par les démocrates, le comique banquier a montré ses capacités : faire pire que Sarkozy et Hollande, à savoir pourquoi se gêner, maintenant qu’on a le pouvoir, on en profite. Logique de potentat de tous les temps, profiter tant quand c’est possible, avant la chute. Les ultra-riches se gavent tant et plus, leur larbin fait son boulot de larbin.

L’accident des Gilets Jaunes, a terni la gloire immaculé du costume du premier de la classe. Des ‘imbéciles’, évidement, et ‘fascistes’ aussi, déçus de s’être fait avoir par un gamin, ont osé se révolter. Se faire tondre, on a l’habitude mais se faire écorcher ne plaît pas. Le gamin surpris, le mépris aveugle, n’a pas trouvé d’autre solution que la répression terroriste, au sens violences hors-la-loi. Victoire du régime. Mais ce fut rude.
Le Pouvoir comprend alors que pour demeurer au pouvoir, il faut (aussi) disposer de forces de l’ordre, de police et d’armée, bref de la violence légale. C’est l’exact contraire des principes démocratiques. Le pouvoir représente la population, la police ne sert qu’à lutter contre les rares déviants, des exclus et des violents. Maintenant, la police sert à maintenir la population aux ordres. Renversement. Renversement de régime. On passe du consensus à la surveillance, de la recherche des vilains à la surveillance de tous.
D’où le test grandeur nature non plus sur quelques gueux mais sur toute la population.

La covid arrive. Comment enrayer une épidémie inconnue ? En confinant, comme pour les grandes pestes passées.
C’est le moment idéal de transformer les forces de l’ordre en forces de répression. Les ordres sont absurdes, normal, c’est la guerre où tout devient possible, surtout le pire : ausweis ET interdiction de circuler ! La police se révèle parfaite en poursuivant des promeneurs solitaires et les ‘déviants’. Ils propagent le virus dans la Nature (rues, plages ou forêts interdites : nous sommes prisonniers, traités comme des prisonniers) : c’est interdit. Les forces de l’ordre sont devenues des forces de répression, des forces d’occupation. La Police change de nature, elle n’est plus au service de la population mais au service du pouvoir, ennemi de la population. L’asservissement remplace le service au public. Le régime a changé de nature.
C’est cela l’absurdité, c’est à dire la logique d’un pouvoir illégitime, voire illégal.
C’est simplement la révélation de la réalité des pouvoirs qui se succèdent depuis quelques décennies : les ultra-riches dirigent. Nous l’acceptions sans le savoir, maintenant nous le savons tous par notre soumission à la violence.

La ‘crise’ covid montre à tous, la réalité de notre situation. Nous sommes passés de l’acceptation tacite à la soumission violente, la peur au ventre du soumis ou la prison pour les insoumis quelques milliers de prisonniers politiques et des millions ? de contraventions dissuasives.
Le contrat non-dit de l’échange travail contre niveau de vie s’est évaporé avec l’effondrement progressif du rendement du capital. Le capitalisme était supportable (soumission au travail salarié en échange d’un progrès social) tant qu’il dégageait des profits partagés.
Pour augmenter les profits le capitalisme s’est financiarisé en fabriquant de gigantesques masses de fausse monnaie (de plusieurs milliers de fois la masse monétaire de l’économie). Cela a généré des catastrophes financières de plus en plus graves et de plus en plus difficiles à supporter pour les populations totalement impuissantes. La finance s’appuie sur l’économie (dite réelle) pour subisster, pour exister. Mais ce montage devient maintenant suicidaire pour les capitalistes eux-mêmes. La pérennité du Système n’est plus garantie et toutes les méthodes pour contrer les dérives ont été épuisées. Il ne reste que la fuite en avant, sans remède sinon tout casser. Au point que les plus puissants ont pris leurs précautions, tous redoutent l’effondrement brutal, ingérable non plus de la finance, mais de l’économie mondiale (dollarisée).

Pas plus bêtes que le reste du monde, ILS ont réfléchi à remédier à cette situation en impasse. Il en est sorti au moins une chose connue (ces gens sont très secrets) : le grand Reset. C’est l’avènement de la gouvernance mondiale. Un pouvoir ‘technique’ au-dessus des populations pour réguler l’économie mondiale. Traduit en terme de Droit, une dictature ploutocratique, un totalitarisme mondial. C’est la réunion de toutes les institutions actuelles en une seule, ONU, OMC, BM, FMI. Toute la gestion de la monnaie (unique), des capitaux, du commerce, des budgets nationaux et privés contrôlés par une instance suprême. Le rêve ultime de tous les dictateurs que l’histoire nous conte. Rien à redire car c’est raisonnable : l’économie mondiale est un foutoir, il faut donc la gérer, la réguler. Rien de plus logique. Si vous parlez de liberté ou de libre-arbitre, d’indépendance, vous êtes d’obscures nationalistes voire des terroristes qui refusez le bien-être et la concorde mondiale.
Le ‘Grand Reset’ est l’outil qui fait que tout change pour que rien ne change.
Mais comment est-ce possible vous demanderez-vous ?
Mais c’est en cours de mise en place.
Le G7 et autres G réunions pour coordonner le monde sont en place. Elles font suite aux grands accords des Bildeberg, trilatérale, … et tous ces outils de cooptations entre dominants et de propagande aux lobotomisés (car ces derniers votent encore parfois). Rien que de la bonne gestion du monde, n’est-ce-pas ? Il faut discuter pour éviter les guerres, personne n’est contre. Il n’y a pas de guerre. Si, un peu quand même, cela justifie d’améliorer ce système.
Que manque-t-il aujourd’hui à un gouvernement mondial (étasunien) ? Presque rien. Une petite impulsion pour convaincre les derniers récalcitrants de sa nécessité. Rassurez-vous, elle vient de nous arriver. Nous vivons une époque formidable. Les dictateurs du Gtruc vient de s’accorder sur l’impôt mondial des multinationales. Mondial ! Eurêka ! Mais comment gérer un impôt mondial sinon dans un gouvernement mondial ? Pas tout de suite, cela serait maladroit. On y viendra. Sauf, si les ‘blocs’ Chine et Russie s’y opposaient. Le bloc UE est acquis, ce serait surprenant que la vieille Europe des Lumières puisse encore trouver des forces anti-totalitaires. D’ailleurs, les médias nous en protégent. C’est donc une affaire qui marche.

Dernière note à ce sujet : on a entendu en France beaucoup de lobotomisés très sérieux et médiatisés nous dire tout leur contentement pour cet impôt mondialisé. Tant de clairvoyance ou de propagande facile, force le respect : « c’est mieux non? » Oui, vous avez raison, c’est mieux. L’aveuglement de la fuite en avant du Système capitaliste est une réalité interdite aux lobotomisés. J’abuse du terme, mais c’est le plus facile à comprendre tout en étant bien adapté un état mental partagé.

Alors complètement absurde ? Très logique au contraire, nous l’avons vu.
Inexplicable, j’espère un peu moins.

 

OMPIupov

 

2016

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01 mai 2021

En Bretagne, l’intimidation des journalistes qui enquêtent dans l’agroalimentaire

NotrePainLivreMoy

https://www.legrandsoir.info/en-bretagne-l-intimidation-des-journalistes-qui-enquetent-dans-l-agroalimentaire.html

30 Avril 2021

Le mercredi 31 mars, Morgan Large découvre l'une de ses roues de voiture déboulonnée. La journaliste, qui enquête sur l’industrie agroalimentaire dans sa région, dérange. Et ce n'est pas la seule ...

En réalité, les problèmes de Morgan ne datent pas d’hier. Ils remontent à la diffusion en novembre dernier d’un reportage sur France 5, intitulé "Bretagne, une terre sacrifiée" et portant sur les méfaits de l’agriculture intensive. Interviewée, la journaliste y dénonce le problème des rejets toxiques, des algues vertes, des maladies professionnelles, des épidémies mortelles chez les animaux, ou encore, le fait qu’en Bretagne, "on fasse du lait, du poulet ou du cochon qui soient exactement les mêmes qu’en Chine, en Ukraine ou au Brésil".

Le soir même, la journaliste est ciblée par la FNSEA qui, dans un tweet défendant les "élevages familiaux en Bretagne", dévoile une photo de son visage (supprimée depuis). Les jours suivants, la journaliste reçoit des appels nocturnes anonymes sur son téléphone fixe ainsi que des messages d’injures sur les réseaux sociaux. Au même moment, les locaux de sa radio sont dégradés. En décembre, la clôture de son champ est défoncée (laissant ainsi ses chevaux divaguer en liberté), puis son chien est empoisonné ("pendant trois jours il ne bougeait plus, le vétérinaire parlait d’intoxication"). Jusqu’à l’épisode de mars dernier où, après avoir été réveillée en pleine nuit par les aboiements de son chien (et entendu un téléphone portable sonner à l’extérieur), elle constate le déboulonnement de sa roue de voiture quelques jours plus tard.

Morgan Large n’est pas la seule victime de ces agissements. La même semaine à Glomel (toujours en Bretagne), une journaliste allemande (venue travailler sur les questions écologiques dans le cadre des prochaines élections régionales en Bretagne) est insultée, bousculée et suivie jusque chez elle par un agriculteur. L’affaire est rapportée par Sylvain Ernault (membre du membre du Syndicat National des Journalistes et du récent média d’investigation Splann !), lequel ajoute une autre information intéressante : "La journaliste allemande a ensuite été obligée, par un agriculteur venu à son gîte entouré de deux gendarmes, d’effacer son enregistrement". Des gendarmes à la solde des agriculteurs ? Merci Demeter.

Autre cas emblématique, celui d’Inès Leraud. Inès débarque en Bretagne en 2014, principalement pour enquêter sur l’affaire Triskalia (salariés de l’agro-alimentaire gravement intoxiqués par des pesticides en 2009). Sur le terrain, elle raconte se faire "parfois agresser verbalement et menacer physiquement par des agriculteurs". En 2019, elle publie "Algues vertes, l’histoire interdite", une bande dessinée dans laquelle elle évoque le rôle joué par l’agriculture intensive dans la prolifération de ces algues toxiques (et à l’origine de plusieurs décès humains). Elle y évoque aussi les pressions et menaces subies par ceux qui se penchent d’un peu trop près sur la question ...

C’est le cas notamment d’André Ollivro et de Pierre Philippe. Le premier, ancien ingénieur devenu militant écologiste (il préside notamment l’association "Halte aux marées vertes") a commencé à donner l’alerte il y a plus de 10 ans. Grand pourfendeur des méthodes de l’agriculture intensive, il est depuis devenu une cible directe : manifestations organisées jusque devant chez lui, avis d’obsèques déposé dans sa boîte aux lettres, renard mort jeté dans son jardin ...

Quant au second, médecin urgentiste, il a commencé à se pencher sur la question en voyant arriver dans son service un certain nombre de cas suspects : un jogger, des promeneurs, des ramasseurs d’algues pris de convulsions et/ou retrouvés morts sur des plages infestées d’algues vertes. Pas d’insultes ou de menaces pour lui, mais l’amer constat de se retrouver face à l’omerta d’un système : le refus des autorités administratives (DDASS, puis procureurs départementaux et régionaux) d’abord, de lui communiquer les rapports d’autopsie ; la pression de sa hiérarchie (elle même sous pression des services préfectoraux) ensuite, pour éviter qu’il ne parle aux médias.

A la sortie de sa BD, Inès Leraud est elle-même la cible de deux attaques en diffamation. La première émane de Christian Buson, un "scientifique" connu pour ses liens étroits avec l’industrie agroalimentaire : il est directeur d’un "bureau d’études en environnement", le GES (4 millions de CA annuel) qui prodigue des conseils à destination des agro-industries ; il est aussi président de l’Institut technique et scientifique de l’environnement (ISTE) fondé entre autres par les entreprises Lactalis, Daucy et Doux en 1996 et connu pour propager des thèses sur les marées vertes favorables au secteur agro-alimentaire ; il est enfin secrétaire général de l’Association francophone des climat-optimistes (AFCO) qui lutte contre la diffusion des informations scientifiques relatives au réchauffement climatique.

La seconde provient de Jean Chéritel (PDG du grossiste en légumes du même nom), qui attaque la journaliste suite à la publication de son enquête intitulée "Travail dissimulé, fraude sur les étiquettes : les multiples abus d’un groupe agro-industriel breton" (Bastamag, mars 2019). Des faits pour lesquels le groupe est et sera pourtant condamné : 261.000 euros d’amende en 2018 pour le travail illégal d’intérimaires Bulgares ; 100 000 euros en 2019 pour tromperie sur l’origine de ses produits (tomates étrangères estampillées "origine France"). Mais alors que les dates des procès approchent, les deux plaintes (Buson et Chéritel) sont finalement retirées. Une volonté d’intimidation bien plus que de justice ...

Depuis, un collectif s’est créé pour soutenir la journaliste et défendre la liberté de la presse. Via une tribune parue dans Libération puis une lettre ouverte adressée au président de région (mai 2020), il dénonce, outre les attaques et menaces subies par les journalistes, l’emprise du secteur agro-industriel sur la presse et les élus locaux. Un secteur qui non seulement finance et dispose de sa propre presse (Paysan Breton ...), mais investit aussi énormément de publicité dans la presse générale (qui veut éviter, du coup, de se le mettre à dos).

Quant aux élus locaux, certains ont un exercice de la démocratie pour le moins ... fantaisiste. En mars 2020, le Canard Enchaîné révèle que la venue d’Inès Leraud au Salon du livre de Quintin (Côtes-d’Armor) a été annulée suite à l’intervention auprès du salon d’un élu de la municipalité ; élu par ailleurs salarié de la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor (dirigée par la FNSEA). Un peu plus tôt, la journaliste avait appris qu’une maison d’édition régionale avait préféré renoncer à son projet de traduction en breton de la bande dessinée "Algues vertes, l’histoire interdite", par peur de perdre des subventions du Conseil régional de Bretagne (dont l’un des vice-Président, Olivier Allain – en charge de l’agriculture et de l’agroalimentaire – est adhérent FDSEA).

Même type d’expérience vécu par Morgan Large. En 2010, alors qu’elle accorde un entretien aux opposants d’un projet de porcherie comprenant 880 têtes, sa radio, RKB, apprend en direct (par un appel de la mairie concernée), l’arrêt de sa subvention. Une radio qui, quelques années plus tard, fera une nouvelle fois les frais du travail de la journaliste : en 2018, cette dernière, encore conseillère municipale d’opposition à Glomel (Côtes-d’Armor), évoque lors d’une émission de France Culture "la difficulté de parler de Triskalia (première coopérative agricole bretonne, devenue Eureden en 2020, ndlr) au sein du Conseil municipal" ; et, surprise, quelques mois plus tard, RKB perd sa subvention de la ville de Glomel.

Suite aux actes de malveillance dont elle a été victime, Morgan a en tout cas reçu de nombreux soutiens. Le 06 avril dernier, plusieurs médias bretons se sont mis en grève et ont organisé rassemblement à Rostrenen (Côtes-d’Armor), lequel a été suivi par plus de 500 personnes. Par ailleurs, une suite judiciaire a été engagée par le Syndicat National des Journalistes (SNJ) ainsi que Reporters sans frontières (RSF).

Mais sur le terrain, le rapport de force demeure inégal. Comme l’explique Morgan : "Les grands groupes agro-industriels et les élus ont fondé une famille, une corporation puissante où chacun se rend service." A cela s’ajoute le climat d’intimidation et de violence entretenu par certaines corporations agricoles (FNSEA et ’Jeunes Agriculteurs’ en tête) : déversement de fumier, saccage de bâtiments publics, blocages de camions, envahissement de supermarchés, de cantines, de locaux de journalistes ... Comme le résume Sylvain Ernault, membre du SNJ, "Harceler ses voisins, déposer du fumier, tout cela fait partie de cette tradition de rapport de force dans la région ... ; quand on est journaliste à Morlaix, on y réfléchit à deux fois avant de couvrir un sujet sur l’agriculture."

Pour l’instant, le gouvernement reste bien silencieux sur le sujet. Ce qui détonne avec sa récente montée en puissance sur la question de l’agribashing (intervention conjointe des ministres de l’agriculture, intérieur et justice, création d’observatoires départementaux, puis d’une cellule de gendarmerie dédiée). Et qui pose de fait la question de son impartialité ... A quand le même type de mesures contre ceux qui portent atteinte à la liberté d’informer ?

Quelques liens/références

Pressions sur des journalistes : il ne fait pas bon d’enquêter sur l’agro-industrie en Bretagne
10 choses à savoir sur Morgan Large ...
Morgan Large, journaliste d’investigation : "J’ai peur qu’on mette le feu à ma maison"
Rostrenen : grosse mobilisation en soutien à la journaliste Morgan Large ...
Inès Léraud, une enquêtrice sans peur et sans relâche
Bretagne : face aux intimidations de l’agroalimentaire contre la journaliste Inès Léraud, un collectif défend la liberté d’informer
Enquête sur l’agro-industrie : Chéritel retire sa plainte contre la journaliste Ines Léraud
André Ollivro, du collectif anti-algues vertes, dépose plainte
Un renard mort retrouvé chez André Ollivro
Algues vertes : le médecin qui a donné l’alerte...
Tribune : Défendons la liberté d’informer sur le secteur agro-alimentaire
Lettre ouverte de 250 professionnel.les de la presse à la présidence de la région Bretagne : pour le respect de la liberté d’informer sur l’agroalimentaire !
Il y a 10 ans, le conseil régional de Bretagne portait déjà plainte contre une affiche sur les algues vertes
Splann ! le média breton d’investigation nouvellement créé

 

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16 mars 2021

Nuclé-ère : supercherie et malédiction du capitalisme industriel ; Le très Grand Crime et ses Soldats

Nuclé-ère : supercherie et malédiction du capitalisme industriel ;

Le très Grand Crime et ses Soldats

 

Derniers messages reçus de la Coordination

 

1°/ Message des agriculteurs japonais aux autres agriculteurs occidentalisés

 sur https://nosvoisinslointains311.home.blog/

Veuillez trouver ci-dessous le lien à la vidéo d’archive du webinaire « Agriculteurs dans l’accident nucléaire », débat post-projection du film Mon troupeau irradié: témoignages d’éleveurs de vaches de Fukushima.

https://youtu.be/uP6J-iZWJHM

 Merci par avance de la diffuser autour de vous!

 

Autres liens Mars 2021

https://alencontre.org/asie/japon/fukushima-a-10-ans-repliques-mensonges-et-decontamination-ratee.html

https://lundi.am/Fukushima-De-mars-2011-a-mars-2021

http://www.fukushima-blog.com/2021/03/fukushima-daiichi-l-actualite-du-11-mars-2021.html

http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/CRIIRAD-Info_Fukushima_Unscear_11032021.pdf

 

 

2°/ Commentaires sur l’article:

https://www.bastamag.net/Fukushima-contaminations-zones-radioactives-catastrophes-nucleaires-contre-la-resilience-thierry-ribault

 Pour les habitants autour de Fukushima, « il y a une injonction à être des contaminés satisfaits »

par Nolwenn Weiler 12 03 2021

À Fukushima, autorités et experts ont invité les habitants à s’accommoder au plus vite d’une situation gravissime. Thierry Ribault explique comment le concept de résilience sert à étouffer toute réflexion sur les causes réelles des catastrophes.

 

 

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Merci à Thierry Ribault pour ce rappel de « l’administration du désastre », il y a toujours à trier entre les propos des sociologues qui utilisent ou qu’on utilise pour faire pencher la balance ; « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir » ; on peut faire avaler des couleuvres radioactives par les médias et « sachants » dominants ; il y a par exemple deux articles en opposition entre eux sortis récemment qui illustrent bien le problème du combat pour ou contre l’acceptation, pour ou contre l’aliénation :

- https://savoie-antinucleaire.fr/2021/03/13/fukushima-dix-ans-apres-laccident-a-perdu-son-caractere-exceptionnel/

et https://www.20minutes.fr/planete/2993843-20210310-fukushima-dix-ans-apres-gouvernement-japonais-aimerait-tourner-page-realite-bien-plus-compliquee

 

 

 

Je penche pour le second car nous avons été « bombardé » d’informations concernant ce sujet (de la vie sur terre et en bonne santé) pendant 10 ans devant un bâtiment dont le nom en abréviations mériterait celui qu’Anne Cécile Reimann, manifestante de Contratom Genève http://www.contratom.ch/spip/

 

, avait affublé une de ses nombreuses pancartes très jolies et criantes ; OMS comme « On nous Ment Sûrement »

Nous n’avons été « bombardé » « que » d’informations http://independentwho.org/fr/

 

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et d’autres ont été bombardé d’uranium appauvri, et c’est un crime non puni, un Très Grand Crime ;http://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/leTresGrandCrime_2_-2.pdf

 

Avant le 11 Mars 2011, nous avions déjà été averti de cette « fabrique du consentement » par des personnes de qualité comme les Belbéoch, R.Bertell, Nesterenko,Bandajevsky, Goncharova, Yablokov ; Tchertkoff-Andreoli, les Fernex etc ; les fabricants du consentement se nommaient par exemple ETHOS-CORE, (Lochard, Schneider), OMS-AIEA et tous les Etats nucléaire et leur industrie de la guerre etc.

http://elianguesard.unblog.fr/2019/01/28/enfin-cest-pas-trop-tot-et-du-bon-boulo-t-appel-a-la-greve-generale-illimitee-des-le-5-fevrier-2019/

 

Et à partir du 11 Mars 2011, une autre culture venait à nous, d’autres panneaux...on ne voulait pas croire à ce « Oublier Fukushima ». C’était pourtant ce qui était dénoncé par les anciens comme les Belbéoch qui voyaient le piège de la contre-expertise et étaient sorti du GSIEN.

https://rebellyon.info/Les-belbeoch-pour-l-humanite-17173

 

 

Un exemple aussi récent « de ceux qui font des mesures et qui ne remontent pas à la source; le crime politique et sa volonté de puissance » est l’article de l’ACRO sur le sable du Sahara du 6 février 2021 https://www.acro.eu.org/wp-content/uploads/2021/02/CP-ACRO-vent-du-Sahara-v2.pdf

 

Mais sur les « visions d’Etat » il y a toujours des interprétations différentes ; des détails qui tuent...

par exemple sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/jura/les-poussieres-de-sable-du-sahara-etaient-porteuses-de-cesium-137-residu-d-anciens-essais-nucleaires-francais-1973641.html

 

on note « Des traces de césium-137 sans danger pour notre santé,

Selon l’ACRO, il est retombé 80 000 Bq au km2 de césium-137. Rien de dangereux pour notre santé, rassurez-vous. Le nuage a déversé ses anciennes traces de césium-137 partout où il est passé en France, note Pierre Barbey. Et pas uniquement sur les beaux paysages d’hiver du Jura. Le scientifique explique que le césium-137 a une période de vie de 30 ans. Tous les 30 ans, il perd la moitié de sa teneur radioactive. “Au bout de 7 cycles de 30 ans, on considère qu’il ne reste que 1% de substances radioactives”.

 

Dans cette étude réalisée par l’ACRO, “il n’était pas question de dire qu’il y a une mise en danger de la population, mais de rappeler ce qu’a fait la France et d’autres pays” en terme d’essais nucléaires. Au Sahara, dans le Sud algérien, "la population vit avec ces traces de césium-137 au quotidien, certains terrains sont toujours fortement contaminés, cela donne une idée de la contamination de l’époque” rappelle Pierre Barbey. ».

 

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Mais ce n’est pas tout à fait ce que nous avons appris devant l’OMS et avec l’AIPRI non plus

https://aipri.blogspot.com/2021/03/les-sables-radiologiques-du-desert.html

 au sujet du plutonium aussi:

https://aipri.blogspot.com/2020/12/plutonium-pour-toujours.html

 

et concernant les autres isotopes comme le Tritium ailleurs à Fukushima ou en France etc l’ACRO décrit la situation critique de contamination :http://www.fukushima-blog.com/2021/04/la-hague-et-fukushima-la-question-des-quantites-de-tritium-dans-l-eau-contaminee.html

 

En 2014 , à une réunion à Paris, Abraham Behar (IPPNW France) nous avait dit que de nombreux cancers du sein des jeunes femmes algériennes prédominaient aux alentours des zones « d’essais » nucléaires français; des problèmes de santé qui sont aussi un peu relaté sur https://reporterre.net/L-ombre-des-essais-nucleaires-plane-sur-la-contestation-du-gaz-de-schiste-en

et sur

https://www.leparisien.fr/archives/le-document-choc-sur-la-bombe-a-en-algerie-14-02-2014-3588699.php

 

Il faut que cela soit clair pour tout le monde, toutes « tendances humaines » confondues ; non pas malgré mais avec nos différences ; on peut et doit s’entendre au moins sur ce grand sujet qu’est la vie sur Terre et en bonne santé, car le nucléaire est le symbole de cette sphère de toute puissance qui nous broie ; c’est réellement « Le Crime d’État permanent »...

Déjà régulièrement, les incendies de Tchernobyl s’étalent dans la biosphère , l’eau de « refroidissement » de Fukushima transformée aussi en nuages et toutes les activités nucléaires passées et présentes avec les phénomènes météorologiques de pointe comme les tempêtes de sable s’intensifient avec le changement climatique, forment un immense brassage planétaire permanent de contamination radioactive et ce n’est vraiment pas « Rien de dangereux pour notre santé, rassurez-vous. »...

Des « essais » nucléaires, des accidents et des activités nucléaires, il y en a partout ( http://www.dissident-media.org/infonucleaire/ site du neveu de Bella Belbeoch non actualisé depuis 2017 mais qui avait le mérite de vouloir montrer la totalité du crime nucléaire ; l’approche holiste trop rare).

 

Les phénomènes météo récurrents comme les tempêtes de sable du Sahara de Février et du sable de Gobi de Mars (bien que les essais chinois aient eu lieu dans le désert de Taklamakan) et celles du Nevada etc les incendies de Californie etc, permettent de rappeler ce Très Grand Crime ; « Le pouvoir est maudit » déclarait Louise Michel, Simone Weil écrivait « la force » mais c ‘est toujours cette volonté de puissance, de conquête infinie jusque dans l’espace et vers la planète Mars, qui tue ce qui reste d’humanité . Jamais cette déshumanisation et cette crétinisation n’ont été aussi visibles qu’avec cette mascarade et cette fumeuse « accélération ». Nous avions déjà vu devant l’OMS une première version avec la grippe aviaire, et pour l’actuelle , c’est criminellement osé de faire passer les vessies et éprouvettes du labo P4 de Wuhan pour des lanternes chinoises, et elles sont aussi étasuniennes et françaises http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1469. Après le pangolin hier le vison selon l’OMS servirait à expliquer le début de la pandémie mais les dix années passées devant l’OMS montrent qu’elle ne se soucie guère des victimes du nucléaire et qu’elle préfère obéir aux Etats militaro-nucléaires et aux milieux des affaires de Big Pharma via Bill le tout puissant philanthro-capitaliste. Ils font une sélection entre ceux qui doivent vivre et ceux qui doivent mourir.

 

 

Aujourd’hui plus qu’hier, il y a toujours cette suprême lâcheté de ne pas remonter à la source du problème.

Tout ces désastres de la société capitaliste industrielle, dans cette société du "tout comptable" où les "puissances de l'argent" que nommait le CNR ne comptent que ce qui les arrange. N’y a-t-il pas assez de chairs broyées ou étouffées ? de déshumanisation? de crétinisme et scientisme argentés?  La Nuclé-ère est bien la supercherie et la malédiction du capitalisme industriel ; Le très Grand Crime et ses Soldats.

 

En ce qui concerne la France, La leçon de « Eichman à Jérusalem » et de la division du travail etc n’est toujours pas entendue ; à rappeler que ce « clown » par son pouvoir bureaucratique, sa signature a pu envoyer des millions de personnes à l’abattoir (« Eternel Tréblinka), et que la forme la plus aboutie du capitalisme industriel a été le nazisme (voir l’admiration Hitler-Ford et Goebels-Bernays etc ), ceux de la conférence de Wahnsee, les scientifiques nazis et autres protégés épargnés et accueillis à « labo ouvert » dans tous les pays impérialistes dont la France « pour service rendue à l’idéologie dominante ». Dont le cas le plus phénoménal et le plus représentatif de la folie de conquête spatiale, réalimentée par les psychopathes milliardaires qu’engendre ce système imbécile… est bien sûr Von Braun et sa clique de l’opération « Paperclip » http://elianguesard.unblog.fr/thanatocene/

 

NAZINASA devrait être le sobriquet de tous ces organismes prétendant œuvrer pour « le bien de l’humanité » ; « Von Braun recrutait à Dora avant d’être muté à la Nasa ». Aveuglé par sa croyance et son ambition, il a aussi essayé de recruter des scientifiques et techniciens parmi les détenus, ce qu’il faut relever de plus haut c’est que parmi ces détenus qui savaient pertinemment qu’ils auraient de meilleurs conditions de vie ou de survie s’ils acceptaient, il y en a eu, illustres inconnus, qui ont refusé . C’était cela la forme la plus aboutie du refus de parvenir ; la conscience, la vraie liberté et le véritable honneur. Il n’y a pas de monument pour ces gens là parce qu’ils sont le contraire, aussi simplement parce qu’ils ont eu le courage de rester libre jusqu’au bout, rester pleinement humain.

Et concernant notre sujet nucléaire, c'est à dire de la vie sur terre, on doit les mettre en lien avec ces deux « enfants des Justes » qu’étaient Bella Belbéoch née Goldstein et Alexandre Grothendieck.

https://sniadecki.wordpress.com/tag/alexandre-grothendieck/

http://elianguesard.unblog.fr/2017/12/27/les-belbeoch-pour-lhumanite/

 

Les deux images qui suivent montrent une grande partie des responsables français incarnant ce Très Grand Crime, ce nuage nucléocrate. La plupart sont déjà morts depuis longtemps ; quelques uns toujours honorés voir déifiés pour au moins un... Quelques uns sont aussi morts de leurs propre contamination radioactive. Mais ce qui révèle la supercherie de la société de marché et la malédiction du capitalisme industriel avec son scientisme et sa soif de puissance, sa bureaucratie etc, c’est que bien qu’ils soient morts et enterrés depuis longtemps, ils continuent et continueront de tuer et de meurtrir les chairs pendant des siècles dont celles de leur propre descendance en plus des autochtones d’Algérie ou de Polynésie et autres partout dans le monde avec les classes subalternes dont la vie et l’honneur ne leur importaient peu, aveuglés par leur idéologie, l‘hégémonie de la France et de la Science « au dessus de tout soupçon ».

Par leur pouvoir bureaucratique, dans le temps et le génome, ils ont dépassé tous les crimes d'Etat.

 

 

 

 

carteReseauVulcanus

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Voir « Ces pins de Sibérie qu’on abat »

http://p4.storage.canalblog.com/48/47/706004/114264415.pdf

 

Les conséquences de Fukushima :

http://www.fukushima-blog.com/2021/02/les-consequences-medicales-et-ecologiques-de-l-accident-nucleaire-de-fukushima.html

 

Elles viennent en échos de celles de Tchernobyl

http://independentwho.org/media/Documents_Autres/Actes_forum_IW_mai2012_French.pdf

et

http://independentwho.org/media/Documents_Autres/Actes_forum_IW_november2014_French_01.pdf

 

http://independentwho.org/media/Documents_Autres/Chernobyl_Consequences_of_the_catastrophe_for_people_and_the_environment_Reduit.pdf

 

 

 

 

Pour les « essais » français voir aussi

 

https://www.algerie360.com/algerie-france-commemoration-des-essais-nucleaires-de-reggane/

https://www.algerie360.com/essai-nucleaire-algerie-un-vent-charge-de-traces-sinvite-en-france/

https://www.mondialisation.ca/le-sahara-contamine-durablement-par-luranium-la-mort-lente-en-differe/5369951

https://aven.org/essais-nucleaires/sahara/

http://www.obsarm.org/

http://atomicsarchives.chez.com/cobaye_humains.html

toutes les barbaries d’« activités nucléaires » depuis 1945

 

J’ai pu rassembler quelques notes et liens avec les rencontres et les « vigies devant l’OMS » ici http://elianguesard.unblog.fr/nucle-ere/

et là http://elianguesard.unblog.fr/nucle-aire-actuasante/

 

mais ce n’est pas exhaustif et assez foutoir il est vrai ...

En résumé on rappellera que le problème est le nucléaire et son monde , Monsanto et son monde, l’aéroport et son monde etc c’est le même monde et il doit être démonté . L’argument « Santé » devrait désiller les yeux des plus virulents nucléocrates mais c’était sans compter la crétinisation du monde ...http://elianguesard.unblog.fr/theorie-de-la-cretinisation-du-monde/ l’épisode du Capitole restera dans les annales

, mais en ce mois de Mars 2021, il y a toujours des perles pour empêcher des hirondelles de refaire le printemps: https://www.acdn.net/spip/spip.php?article1242&lang=fr

 

 

Merci de faire vous mêmes des enquêtes épidémiologiques populaires

http://elianguesard.l.e.f.unblog.fr/files/2013/04/enqueteepidemiopopulaire.pdf

http://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/epidemio2013.pdf

 

car elles seront les seules indépendantes ; la « majorité médicale française" fuie devant son serment. Tous les corps sont pollués avec du glyphosate avec quelques autres éléments chimiques et radioactifs .

La minorité médicale ?

On l’a vu pourtant dans la rue et saluée par un public reconnaissant. Mais cette « majorité médicale » ne veut pas voir « Nemesis Médicale ». Elle se fait trop lâche pour oser se retourner contre ses autorités, contre leur dogmes etc alors qu’il y a une épidémie de cancers et autres pathologies, sans vaccin juteux pour les affaires (Il n’y a pas non plus de vaccin contre la faim ni contre le CS137).

Ces épidémies de cancers et autres pathologies sont occultées « bien sûr »https://infokiosques.net/lire.php?id_article=1782

Croient-ils pouvoir compenser leur défection de ne pas remonter à la source de l’horreur en pouvant soigner les cancers comme les « aviatueurs » plantent des arbres en « compensation carbone » ? Alors que la même horreur de comptage infecte permet de rappeler que pour soigner un cancer en Occident, cela nécessite indirectement de tuer 3 autochtones en Amérique du sud en Asie ou en Afrique selon les matières, l’énergie à extraire et les guerres et meurtres nécessaires pour acquérir un si haut niveau de technicité et « selon que vous serez puissant ou misérable » ?

Vont-ils se lever ou mourir irradiés ? Car cela Nous concerne tous.

http://crasputas.canalblog.com/archives/2019/11/24/37812946.html

http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/04/29/Mise-en-demeure-de-l-ASN-par-une-initiative-du-MAIN-%3A-un-citoyen-r%C3%A9pond-par-lettre-ouverte-au-Pr%C3%A9sident-de-l-ASN

 

 

Et les toujours colonisés n'ont pas le même traitement; en Polynésie c'est plus de radioactifs et aux Antilles c'est du chlordécone. Le colonialisme tue toujours et il n’est pas achevé.

A cause de ce colonialisme qui dure de façon légale ; la dictature de la dette etc;l’ethnocide décrit par Robert Jaulin y est toujours prépondérant, « le mode de vie occidental non négociable » doit être démonté de toute urgence avant la fin des derniers véritables humains https://bmf.ch/fr

https://www.survivalinternational.fr/

vivants « en accord avec l’univers » comme il l’avait bien décrit.

 

 

En metropole cet été les 1er 2 et 3 juin rendez vous  à Bar le Duc

 

https://bureburebure.info/123proces/ https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/

 

 Toujours sur le theme de la honte, il y a la suite depuis « En remontant la source de la honte en bateau »

https://www.leparisien.fr/archives/l-incroyable-echouage-du-bateau-de-la-honte-18-02-2001-2001967423.php

https://bellaciao.org/fr/spip.php?article145091 https://bellaciao.org/fr/IMG/pdf/Enremontantlasource.pdf

 

 

 

La honte du technicien m’est plus proche, elle est aussi  relatée dans cet article: https://sniadecki.wordpress.com/2021/01/08/groupe-grothendieck-technoscience/

extrait :

...Il n’y a plus de visée humaine (morale, philosophique et éthique), la science cherche avant tout des moyens, c’est-à-dire des techniques en vue d’améliorer des problèmes techniques. Les buts finaux se sont perdus dans la chaîne des dépendances techniques. C’est pour cette raison qu’il y a de plus en plus d’artéfacts techniques et de marchandises, de routes, de câble et de machine. Le « pourquoi ? » a été balayé par le « comment ? ». Et les sacrifices humains qu’il a fallu consentir pour l’augmentation des moyens de production n’ont même pas pour but de suppléer aux tourments humains nécessaires à l’obtention d’une telle croissance, mais seulement d’accroître la masse de capitaux et de pouvoirs pour les capitalistes. L’humain est la variable ajustable. La paix économique occidentale est la continuation de la guerre faite aux humains sur d’autres continents et par d’autres moyens. La condition post-moderne de l’homme sans avenir, est un sacrifice consenti, sans salut ni rédemption :

« Tout se passe comme si la promotion de l’autonomie de la personne n’avait été qu’un miroir aux alouettes, un “argument de vente” pour faire consentir les êtres à une certaine forme de développement le temps que ce développement soit devenu suffisamment important pour que la personne à lui aliénée n’ait plus d’autre idéal que son propre reshaping afin de s’insérer harmonieusement dans le fonctionnement de la machine globale et se résorber dans ses flux. » (Olivier Rey, Une question de taille, 2014).

VI. LE RÉSEAU mondial des techno-scientifiques n’est pas une communauté du Savoir liée par le lien fraternel et la camaraderie, mais un vaste marché concurrentiel en réseau. Les universités en sont un des nœuds centraux (Internet fût d’abord un outil de diffusion des connaissances scientifiques entre les universités) permettant, avec les revues et les banques de données, de mobiliser des ressources intellectuelles dans le monde entier. Cette fluidité du réseau permet une compétition internationale acharnée afin d’amasser richesse et de fabriquer en premier les armes et les usines du futur. Bien que chaque État détienne une partie du monopole sur les découvertes et les innovations de son pays, c’est au niveau international que se jouent les avancées du projet technoscientifque. Celle-ci se fait en pillant en permanence les richesses adverses et en nouant des collaborations intrigantes afin de tirer la couverture de son côté. Une seule règle prévaut : garder l’apparence de cordialité et de neutralité des recherches, quand dans les faits, chaque État dominant a fait de cette « guerre pour l’innovation », une de ses fonctions régaliennes.

 

VIII. LA TECHNOSCIENCE ne vit que pour le futur, ne vit que dans le futur. En tant que projet, elle est « prospectiviste » et chaque jour qui apporte son nouveau lot d’innovation et de connaissance, met au rebut tout le vieux-monde-présent. Ce nettoyage à sec du présent s’accompagne d’un discours lancinant et prophétique sur l’Avenir, vu comme un monde toujours plus beau, où les dégâts causés par le système se résoudront par ce même système. Il permet la justification de l’injustifiable, l’attente interminable vers les contrées fleuries et l’avènement du meilleur des mondes, bien qu’ici et maintenant la boue et le sang crottent les bottes de nos prégnants. L’économie capitaliste qui doit renouveler sans cesse les moyens de production et les rapports qui en découlent, développe sans cesse des nouvelles technologies qui sont, avant d’être des marchandises, les véritables moyens de production. L’installation de la fibre optique et bientôt de la 5G sont avant tout des actes de renforcement du maillage technologique afin d’optimiser et d’intensifier la production. Les connaissances thésaurisées et archivées dans les revues et les disques durs, forment un pouvoir dormant (le « general intellect » de Marx) pour le renouvellement des moyens de production en vu de la domination économique et géopolitique. Chaque jour la loi de Gabor ou « impératif technicien » qui énonce que « Tout ce qui est techniquement faisable, possible, sera fait un jour, tôt ou tard, sans frein moraux ou économique », est vérifiée parce qu’elle est la conséquence de cette locomotive technoscientifique, dont le combustible à brûler sans relâche est la « connaissance scientifique », la part de la phusis réductible à des « données ».

 

IX. L’ESPÈCE humaine a acquit culturellement il y a plusieurs millénaires, la capacité de s’auto-construire dans un temps court que l’on nomme le temps historique ou plus simplement « l’histoire ». Son développement en nombre & force via la création d’outils puis de machine (la Technique) a pris de plus en plus le pas sur ses autres formes de « construction » historiques (spirituelle, philosophique, démocratiques, etc.). Autrement dit, c’est le prima de l’efficacité qui devint au cours des siècles, le moteur de l’histoire de certains peuples qui purent, grâce à cela, dominer et étendre leur « point de vue» sur de vastes territoires et peuples (empire gréco-latin ou empire chinois). L’histoire, qui à notre époque, est l’histoire du développement des forces productives, est régie par ce but d’efficacité optimale et ce, grâce au système technique. Cette assise technologique ayant démultiplié de façon disproportionnée la capacité de « développement » de l’espèce humaine (le fameux progrès), il en résulte une hégémonie incontestée dans la domination et la soumission sur la majorité des autres espèces et sur la nature vue comme « ce-qui-nous-échappe ». La prise de conscience de ce massacre de masse – dont les volontés remontent pourtant à l’Ancien Testament : « croissez et multipliez ! » – n’ont émergé qu’à partir du moment où les effets devenaient embêtants pour le développement lui-même, c’est-à-dire dans les années 1970. Bien trop tard s’il en faut, la catastrophe principale étant les effets irréversibles de l’empreinte du système technique sur nos vies, sur celle de la nature et de la possibilité d’un futur hors du paradigme du développement. La locomotive du Progrès roule à toute allure est n’est pas prête de s’arrêter.

La décision d’arrêter au plus vite la recherche et de fermer ces instituts est une priorité sociale et politique. Nous ne pouvons nous réapproprier ces « moyens de production » qui ne sont pas fait pour le peuple mais contre lui. Les pseudo-bienfaits obtenus par la consommation des sous-produits du système ne compensent ni ne règlent les méfaits et les nuisances de ce même système. La satisfaction n’engendre pas automatiquement la liberté.

Cette décision d’arrêter, elle ne peut venir que d’en bas, des ingénieurs, chercheurs, professeurs, techniciens, c’est-à-dire des personnes qui font réellement tourner la machine, l’entretiennent, la perpétuent et propagent son idéologie. Ni un salaire, ni un statut, ni la jubilation d’une découverte ne peuvent justifier la perpétuation d’une telle barbarie. Voyons ce projet comme quelque chose de massif avec ses routines étatiques et son cheptel humain. Les gestes individuels du « si tout le monde faisait comme moi » n’y changeront pas grand chose parce qu’ils agissent à un niveau inférieur au politique. C’est-à-dire au niveau de l’éthique et cela n’est pas suffisant, pour enrailler le processus d’expansion. C’est au niveau de la communauté des humains, de la société, qu’il faut agir. Les combats se situent donc sur le terrain de l’action effective, des luttes d’idées et de l’organisation en groupes, collectifs, où toutes autres structures ouvertes, combatives et déterminées. Si nous agissons, personne ne peut prédire les issues des combats à venir.

Groupe Grothendieck, automne 2020.

 

 

 

 

 

ou d’autres textes… https://sniadecki.wordpress.com/2021/01/11/izoard-merci/

https://sniadecki.wordpress.com/2021/01/15/izoard-chine/

 

Ce même  sens est aussi décrit dans les différentes rubriques de ce site; le tout venant de rencontres et de lectures faites depuis plus de vingt ans. Tout vient des autres et de leur rencontre. « Je ne suis rien; nous sommes ».

Jean-Yves Peillard

 

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Moyenne

2015

DosVigie

 

Aucune leçon n'a été retenue de Tchernobyl...https://www.actes-sud.fr/catalogue/tchernobyl-par-la-preuve

https://savoie-antinucleaire.fr/2021/04/14/le-livre-de-kate-brown-nous-navons-tire-aucune-lecon-de-tchernobyl/

tchernobylPREUVE

 

 

 

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